Duodénum

42 flashcardsby INSTINCT
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1
Quel est le rôle central du duodénum dans la digestion ?
R : C’est le carrefour digestif qui reçoit le chyme gastrique acide et les sécrétions bilio-pancréatiques, et régule la suite de la digestion via des mécanismes nerveux et hormonaux.
2
Comment le duodénum neutralise-t-il l’acidité gastrique ?
R : Par le mucus alcalin des glandes de Brunner et par les bicarbonates pancréatiques (stimulés par la sécrétine).
3
Quel est le pH optimal recherché dans la lumière duodénale pour l’action enzymatique pancréatique ?
R : Environ 7 à 8.
4
Quel est le stimulus de sécrétion de la sécrétine ?
R : L’acidité (pH < 4,5) et la présence de graisses dans le duodénum.
5
Quels sont les effets de la sécrétine ?
R : ↑ sécrétion pancréatique bicarbonatée,
↓ sécrétion gastrique acide,
↓ motilité gastrique.
6
Quel est le stimulus de sécrétion de la cholécystokinine (CCK) ?
R : La présence de lipides et de peptides dans le duodénum.
7
Quels sont les effets de la CCK ?
R : Contraction de la vésicule biliaire, relâchement du sphincter d’Oddi, ↑ sécrétion pancréatique enzymatique, ↓ vidange gastrique (satiété).
8
Quand la motiline est-elle sécrétée?
R: En période de jeûne.
9
Quel est le rôle de la motiline ?
R : Déclencher le complexe moteur migrant (nettoyage inter-digestif de l’intestin grêle).
10
Que signifie GIP et quel est son rôle ?
R: Peptide insulinotrope glucose-dépendant (Gastric Inhibitory
Peptide); il diminue la motilité et sécrétion gastriques et stimule la sécrétion d'insuline (effet incrétine).
11
Qu’est-ce que le frein duodénal (réflexe entérogastrique) ?
R : Un rétrocontrôle où la distension duodénale et la présence de graisses/acidité freinent la vidange gastrique via voies nerveuses et hormonales.
12
Comment sont digérés les lipides au niveau duodénal ?
R : Émulsification par les sels biliaires puis hydrolyse par la lipase pancréatique, formant des micelles absorbables.
13
Comment le trypsinogène est-il activé dans le duodénum ?
R : Par l’entérokinase (entéropeptidase) duodénale, qui l’active en trypsine, déclenchant la cascade d’activation des autres protéases pancréatiques.
14
Quel minéral est principalement absorbé au niveau duodénal et sous quelle forme ?
R : Le fer, sous forme ferreuse (Fe²⁺), favorisée par le milieu acide résiduel et la vitamine C.
15
Quel cofacteur favorise l’absorption duodénale du calcium ?
R : La vitamine D.
16
Quels sont les deux grands types de mouvements moteurs duodénaux ?
R : Les mouvements de segmentation (brassage) et le complexe moteur migrant (nettoyage inter-digestif).
17
Quels sphincters régulent le débit d’arrivée dans le duodénum ?
R : Le sphincter pylorique et le sphincter d’Oddi.
18
Quel rôle immunitaire joue le duodénum ?
R : Protection via les glandes de Brunner et présence de tissu lymphoïde diffus contre antigènes alimentaires et bactériens.
19
Quelle conséquence a un déficit en sécrétine/CCK ou une obstruction ampullaire ?
R : Une maldigestion des graisses (stéatorrhée).
20
Quelle maladie touche préférentiellement la muqueuse duodéno-jéjunale et altère l’absorption ?
R : La maladie cœliaque.
21
Q: À quoi est lié l'ulcère duodénal ur le plan physiopathologique?
R: Un déséquilibre entre agression acide et défense muqueuse (mucus bicarbonates).
22
Quel est le siège le plus fréquent de l’ulcère duodénal ?
R : Le bulbe duodénal (D1).
23
Quelle est la cause la plus fréquente d’ulcère duodénal ?
R : L’infection à Helicobacter pylori.
24
Quels sont les 2 facteurs étiologiques principaux d’ulcère duodénal ?
R : Helicobacter pylori et la prise d’AINS/aspirine.
25
Quelle pathologie évoquer devant des ulcères duodénaux multiples ou récidivants malgré traitement ?
R : Le syndrome de Zollinger-Ellison (gastrinome).
26
Comment se caractérise typiquement la douleur de l’ulcère duodénal ?
R : Douleur épigastrique à type de crampe, rythmée par les repas, calmée par l’alimentation, avec réveils nocturnes possibles.
27
Quelle est la complication la plus fréquente de l’ulcère duodénal ?
R : L’hémorragie digestive haute (hématémèse, méléna).
28
Quels sont les 3 principales complications de l’ulcère duodénal ?
R : Hémorragie, perforation, sténose bulbaire/pylorique.
29
Quel examen confirme le diagnostic d’ulcère duodénal ?
R : L’endoscopie oeso-gastro-duodénale (EOGD) avec biopsies.
30
Où siègent préférentiellement les adénocarcinomes duodénaux ?
R : Près de l’ampoule de Vater (région péri-ampullaire).
31
Quel signe clinique évoque une tumeur de l’ampoule de Vater ?
R : Un ictère cholestatique progressif, parfois fluctuant.
32
Quelle maladie auto-immune atteint préférentiellement la muqueuse duodéno-jéjunale ?
R : La maladie cœliaque.
33
Quel anticorps recherche-t-on dans la maladie cœliaque ?
R : Les anticorps anti-transglutaminase.
34
Qu’est-ce que le syndrome de la pince mésentérique ?
R : Une compression de D3 entre l’aorte et l’artère mésentérique supérieure, favorisée par un amaigrissement important.
35
Quelle position soulage le syndrome de la pince mésentérique ?
R : Le décubitus latéral gauche ou la position genu-pectorale.
36
Où siègent le plus souvent les diverticules duodénaux ?
R : En région péri-ampullaire, le plus souvent asymptomatiques.
37
Qu’est-ce que le syndrome de l’anse afférente ?
R : Une complication post-chirurgicale (après gastrectomie type Billroth II) liée à une stase dans l’anse duodénale afférente.
38
Cas 1
Un homme de 45 ans, fumeur, sous AINS au long cours pour lombalgies, consulte pour une douleur épigastrique en crampe apparaissant 2 à 3 heures après les repas et le réveillant la nuit, calmée par la prise alimentaire.

Q : Quel diagnostic évoquez-vous en premier lieu ?

Q : Quels sont les 2 facteurs de risque identifiables dans l’énoncé ?
Q : Quel examen demandez-vous pour confirmer le diagnostic ?
R : Un ulcère duodénal (bulbaire).

R : La prise d’AINS au long cours et le tabagisme.

R : Une endoscopie oeso-gastro-duodénale avec biopsies (recherche d’H. pylori).
39
Une femme de 60 ans se présente avec un ictère progressif, des urines foncées et des selles décolorées, sans douleur associée.

Q : Quelle localisation anatomique devez-vous évoquer en priorité ?
Q : Quel type d’ictère est décrit ici ?
R : Une tumeur de la région péri-ampullaire (ampoule de Vater) ou de la tête du pancréas comprimant la voie biliaire principale.

R : Un ictère cholestatique (par obstruction).
40
Cas 3
Un patient hospitalisé pour anorexie mentale sévère, amaigrissement majeur, présente des vomissements post-prandiaux répétés et des douleurs abdominales soulagées en décubitus latéral gauche.

Q : Quel diagnostic est fortement évoqué ?


Q : Quel mécanisme physiopathologique explique cette compression ?
R : Le syndrome de la pince mésentérique (compression de D3 entre l’aorte et l’artère mésentérique supérieure).

R : La perte du coussin graisseux mésentérique due à l’amaigrissement important.
41
Cas 4
Un enfant de 8 ans, diarrhée chronique évoluant depuis plusieurs mois, cassure de la courbe staturo-pondérale, anémie ferriprive.

Q : Quelle pathologie duodénale évoquez-vous ?


Q : Quels examens demandez-vous pour la confirmer ?
R : La maladie cœliaque.

R : Sérologie (anticorps anti-transglutaminase) et biopsies duodénales (recherche d’atrophie villositaire).
42
Cas 5
Un patient connu ulcéreux présente brutalement une douleur épigastrique intense « en coup de poignard », suivie d’une contracture abdominale généralisée.

Q : Quelle complication évoquez-vous ?


Q : Quel examen d’imagerie demandez-vous en urgence ?
R : Une perforation d’ulcère duodénal.

R : Une radiographie de l’abdomen sans préparation ou un scanner, à la recherche d’un pneumopéritoine.
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