1Traité de Versailles
1919
2Tribunal de Nuremberg
1945-1946
3Guerre d'Algérie
1954-1962
4Guerre de l'ex-Yougoslavie
1991-2001
5Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY)
1993-2017
6Génocide des Tutsi du Rwanda
1994
7Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)
1994-2015
8Mémoire
souvenirs des évenements vécus par des individus et des groupes, reposant sur des expériences particulières, et donc subjectifs.
9Brutalisation
concept forgé par l'historien états-unien Georges L. Mosse en 1990 désignant la banalisation de la violence après la Première Guerre mondiale qui tend à imprégner certaines sociétés, notamment en Allemagne, en Italie, en Hongrie.
10Gacaca
cours de justice villageoise mises en place entre 2002 et 2012 pour juger les acteurs locaux du génocide de 1994 contre les Tutsi du Rwanda.
11Khmers rouges
groupe politique d'obédience communiste qui a voulu faire disparaître toute une partie de la population pour imposer son idéologie au Cambodge (1975-1979)
12Loi d'amnistie
loi qui permet de suspendre les sanctions et les poursuites
13Imprescriptibilité
terme qui, en droit, signifie qu'il n'y a pas de durée limite pour une action en justice et que toute personne peut être poursuivie pour ces crimes jusqu'à sa mort. En France, depuis 1964, les crimes planifiés et réalisés contre des populations civiles sont imprescriptibles.
14Mythe résistancialiste
expression forgée par l'historien Henry Rousso en 1987. Elle désigne le mythe développé dans l'après-guerre d'une France majoritairement et unanimement résitante entre 1939 et 1945.
15Négationnisme
volonté de nier la réalité du génocide ou d'en minimiser les effets.
16Quelle est la différence entre histoire et mémoire ?
La mémoire est subjective, plurielle et vive ; l’histoire est une reconstitution scientifique, critique et distante du passé.
17Qu’est-ce qu’un lieu de mémoire ?
Un lieu ou objet chargé de symboles et d’émotions où se cristallise la mémoire collective (ex : Verdun, mur des Justes).
18Qui sont les acteurs de la mémoire ?
Les anciens combattants, les associations, les historiens, les familles de victimes, l’État…
19Pourquoi parle-t-on de devoir de mémoire ?
C’est une obligation morale de se souvenir et de transmettre la mémoire de certains événements, notamment les crimes contre l’humanité.
20En quoi la mémoire peut-elle poser problème à l’historien ?
Parce qu’elle est émotionnelle, sélective et parfois manipulée, alors que l’historien cherche une analyse objective.
21Qu’est-ce qu’un conflit de mémoire ?
Quand plusieurs groupes ou nations ont des récits concurrents ou opposés d’un même événement passé.
22Pourquoi la Shoah est-elle une mémoire particulière en France ?
Parce qu’elle a longtemps été refoulée, puis reconnue comme mémoire spécifique dans les années 1990.
23Quelle loi française reconnaît la responsabilité de l’État dans la déportation des Juifs ?
La déclaration de Jacques Chirac du 16 juillet 1995.
24Quel rôle jouent les historiens face aux mémoires ?
Ils cherchent à établir une vérité historique fondée sur des sources, au-delà des émotions ou récits partisans.