QCM Histologie et Cytologie : La Fixation (Cours 1-3)

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1
Quelle est la différence entre fixation et dessiccation ?
La fixation fige les structures cellulaires dans un état proche du vivant. Elle est obligatoire en préparation histologique. La dessiccation est une simple fixation physique par séchage à l’air, adaptée aux frottis sanguins.
2
Quel est le but de la fixation ?
Figer les structures cellulaires dans un état proche de l’état réel (vivant), empêcher l’autolyse et la putréfaction, et préserver la morphologie.
3
La fixation est-elle facultative ?
Non, c’est une étape obligatoire de la préparation des échantillons.
4
Quels sont les agents de fixation ?
Agents physiques : chaleur, congélation, dessiccation. Agents chimiques : formol, alcool, liquide de Bouin, liquide de Carnoy, glutaraldéhyde, tétroxyde d’osmium.
5
La congélation est un agent de fixation…
  • physique
  • chimique
6
Le formol est un agent de fixation…
  • chimique
  • physique
7
Parmi ces affirmations sur la fixation, laquelle est fausse ?
  • La fixation par immersion est une méthode physique
  • La perfusion est une méthode chimique
  • La fixation par vapeurs est une méthode chimique
  • La dessiccation est une méthode physique
8
Que sont l’immersion, la perfusion et les vapeurs en fixation ?
Ce sont des modes d’application d’un fixateur chimique : immersion dans le fixateur, perfusion par voie vasculaire, exposition à des vapeurs. Ce sont donc des méthodes chimiques.
9
Quand utilise-t-on la simple dessiccation ?
En cytologie courante, notamment pour la cytologie sanguine (frottis sanguin séché à l’air).
10
Quel fixateur est utilisé en histologie courante : Bouin ou Carnoy ?
  • Bouin (picro-formol-acétique)
  • Carnoy
11
De quoi dépend la vitesse de pénétration d’un fixateur ?
De sa composition, de la nature et du volume (taille) de l’échantillon.
12
Quel doit être le volume de fixateur par rapport au tissu ?
Environ 15 à 20 fois le volume du tissu.
13
Pourquoi le prélèvement doit-il être de petite taille pour la fixation ?
Pour que le fixateur pénètre rapidement et de façon homogène. Un grand prélèvement se fixe mal au centre.
14
Quelle est la composition du liquide de Dubosc-Brasil ?
Solution alcoolique (éthanol à 80°) de formol, d’acide acétique et d’acide picrique.
15
Quelle est la composition du liquide de Bouin ?
Solution aqueuse de formol, d’acide acétique et d’acide picrique (picro-formol-acétique).
16
Quelle est la composition du liquide de Carnoy ?
Solution dans l’éthanol absolu (100%) de chloroforme et d’acide acétique.
17
À quoi sert le liquide de Carnoy ?
À préserver les structures nucléaires (acides nucléiques) et le glycogène. Il n’est pas utilisé en histologie courante.
18
Quelles sont les étapes de la préparation en cytologie avant coloration ?
Prélèvement, numération (cellules de Malassez, Thoma, Nageotte), étalement (frottis) puis fixation.
19
À quoi servent les cellules de Malassez, Thoma et Nageotte ?
À la numération cellulaire en cytologie. Elles ne servent pas en préparation histologique.
20
Quelle est l’épaisseur des coupes en histologie classique (MO) ?
5 à 7 µm, obtenues au microtome muni d’un rasoir en acier.
21
Comment se caractérise la déshydratation en histologie ?
Par des bains successifs d’alcool de concentration croissante.
22
Pourquoi déshydrate-t-on l’échantillon avant l’inclusion en paraffine ?
Parce que la paraffine est non miscible à l’eau, ce qui impose d’éliminer toute l’eau du tissu.
23
Quelles sont les propriétés de la paraffine ?
Point de fusion d’environ 56-58°C, solide à 20°C, inerte (sans affinité chimique), non miscible à l’eau et aux alcools, soluble dans le benzène, le xylène et le toluène.
24
Quelle est la température du bain de paraffine liquide pour l’inclusion ?
Environ 56°C.
25
Pourquoi passe-t-on l’échantillon dans le xylène (ou toluène) ?
Le xylène est un solvant de la paraffine, miscible à l’alcool. Il sert d’intermédiaire entre la déshydratation à l’alcool et l’inclusion en paraffine.
26
Avec quoi colle-t-on les coupes sur la lame ?
Avec de l’albumine glycérinée (étalement et collage).
27
Dans quel ordre se déroule la préparation pour la MO classique avant coloration ?
  • Déshydratation (alcool croissant), solvant de la paraffine, inclusion en paraffine, coupe au microtome (rasoir en acier)
  • Déshydratation (alcool décroissant), inclusion en araldite, coupe
  • Solvant, déshydratation, inclusion, coupe
28
Dans quel ordre se déroule la préparation pour la MET avant coloration ?
Pré-fixation (para-formaldéhyde ou glutaraldéhyde), post-fixation (tétroxyde d’osmium), déshydratation, inclusion en résine (araldite-epon), coupe à l’ultramicrotome (rasoir en verre ou diamant).
29
Qu’est-ce que la métachromasie ?
C’est la propriété de certains tissus de modifier la couleur naturelle d’un colorant. Exemple : le bleu de toluidine, colorant métachromatique.
30
Que colore l’H-E (hématoxyline-éosine) ?
L’hématoxyline (colorant basique) colore en bleu-violet les structures basophiles (noyau, ARN). L’éosine (colorant acide) colore en rose-rouge les structures acidophiles (cytoplasme, collagène).
31
Comment colore le trichrome de Masson ?
Noyaux bruns-noirs, cytoplasme rose-rouge, fibres de collagène en vert (vert lumière) ou en bleu (bleu d’aniline).
32
Avec quel type de colorants réagissent les groupements acides des nucléoprotéines ?
Avec les colorants basiques (basophilie). Les colorants acides se fixent sur les structures basiques (acidophilie).
33
Quelle est la différence entre coloration histologique et coloration cytologique ?
La coloration histologique met en évidence les structures tissulaires. La coloration cytologique met en évidence les détails cellulaires (noyau, cytoplasme).
34
Qu’est-ce qu’une réaction histochimique ?
Une réaction qui met en évidence la composition chimique d’un tissu en liaison avec sa morphologie.
35
Qu’est-ce qu’une coloration simple ?
Une coloration avec un colorant unique, qui a une action différente sur chaque structure tissulaire.
36
Quelle est la taille maximale d’un prélèvement en MET ?
Elle ne doit pas dépasser 1 mm³.
37
Quelle est l’épaisseur des coupes en MET ?
Environ 50 nm (coupes ultrafines).
38
Quel est le milieu d’inclusion en MET ?
Des résines (araldite, epon, résines acryliques), et non la paraffine.
39
Quels sont les fixateurs usuels en MET ?
Pré-fixation : glutaraldéhyde et formaldéhyde. Post-fixation : tétroxyde d’osmium. Ils sont utilisés en solution tamponnée à pH 7,2-7,5, à 4°C.
40
Quels sont les contrastants utilisés en MET ?
Des sels de métaux lourds. L’acétate d’uranyle colore surtout les noyaux. Le citrate de plomb colore le cytoplasme et les membranes.
41
Comment récupère-t-on les coupes en MET ?
Sur l’eau, puis on les dépose sur une grille métallique.
42
Quel est le gain de pouvoir séparateur de la MET par rapport à la MO ?
Environ 1000 fois : environ 0,2 nm pour la MET contre 0,2 µm pour la MO.
43
Qu’est-ce que la coloration négative en MET ?
La suspension de colorant (sel de métal lourd) est déposée autour des structures à observer, qui apparaissent claires sur fond sombre.
44
Quel est le principe de la microscopie électronique à balayage (MEB) ?
Il est analogue à celui de la télévision : un faisceau d’électrons balaie la surface de l’objet.
45
Qu’apporte la MEB ?
Une image en trois dimensions de la surface cellulaire. La résolution varie selon le voltage, et l’objet est recouvert d’une fine couche métallique (or).
46
Quelle technique met en évidence la gaine de myéline ?
  • L’acide osmique
  • Le Soudan
  • Le Feulgen
  • Le PAS
47
Quelle technique permet l’analyse d’une population tumorale (quantité d’ADN) ?
  • Feulgen
  • Soudan
  • PAS
  • RFW
48
Quelle technique met en évidence les lipides ?
  • Soudan (noir)
  • Feulgen
  • PAS
  • RFW
49
Quelle technique détecte les polysaccharides ?
  • PAS (réactif de Schiff)
  • Soudan
  • Feulgen
  • RFW
50
Quelle technique met en évidence les fibres élastiques ?
  • RFW (résorcine-fuchsine de Weigert, violet-noir)
  • Orcéine (brun-violet)
  • PAS
  • Soudan
51
Quelle coloration colore le collagène en vert ?
Le trichrome de Masson (avec vert lumière).
52
Quelle technique colore les fibres nerveuses en noir-marron ?
L’imprégnation argentique.
53
Quelle technique colore les substances lipidiques et la myéline ?
L’acide osmique (en noir). Le Soudan colore aussi les lipides.
54
Qu’est-ce que l’immuno-histochimie ?
Une technique qui met en évidence des molécules spécifiques ou des antigènes à l’aide d’anticorps marqués.
55
Qu’est-ce que l’histo-enzymologie ?
Une technique qui localise les sites actifs de certaines enzymes sur coupes de tissus.
56
Les méthodes histochimiques enzymatiques peuvent-elles se faire sur tissus congelés ?
Oui, et même préférentiellement : on travaille sur coupes congelées pour ne pas détruire les enzymes par la fixation chimique ni la chaleur.
57
Qu’est-ce que l’autohistoradiographie ?
Une technique qui localise un composé radioactif préalablement introduit dans la cellule, grâce à une émulsion photographique qui enregistre la radioactivité.
58
Quelles sont les étapes de l’autohistoradiographie ?
Incorporation d’un précurseur radioactif par les cellules, lavage, fixation, dépôt de la préparation sur lame, recouvrement par l’émulsion, exposition, développement, coloration et observation.
59
De quoi est faite l’émulsion en autoradiographie ?
D’une suspension de fins cristaux de bromure d’argent dans de la gélatine.
60
Quel type de radiations émettent les radio-isotopes de l’autoradiographie ?
Des radiations β. Le plus utilisé est le tritium (³H).
61
Quel marqueur utilise-t-on pour suivre la synthèse d’ADN, d’ARN et de protéines ?
ADN : thymidine tritiée. ARN : uridine tritiée. Protéines : acides aminés tritiés.
62
La thymidine tritiée signale la biosynthèse de…
  • l’ADN
  • l’ARN
  • des protéines
  • des lipides
63
L’uridine tritiée signale la biosynthèse de…
  • l’ARN
  • l’ADN
  • des protéines
  • des lipides
64
Les acides aminés tritiés signalent la biosynthèse de…
  • protéines
  • ADN
  • ARN
  • glucides
65
Qu’apportent les précurseurs radioactifs ?
Des informations sur leur localisation et leur migration dans la cellule.
66
Quels radio-isotopes sont intéressants en autoradiographie ?
Phosphore 32, fer 59, tritium, chrome 51, iode 131.
67
Qu’est-ce qu’un tissu simple et un tissu composé ?
Tissu simple : un seul type cellulaire. Tissu composé : mélange de cellules et d’autres éléments (fibres, substance fondamentale). Exemples : le tissu conjonctif et le tissu nerveux.
68
Comment s’organisent les niveaux d’organisation en histologie ?
Cellules, tissus (simples ou composés), organes (plusieurs tissus), systèmes ou appareils (plusieurs organes).
69
Complétez : le tissu est un ensemble d’éléments cellulaires spécialisés ayant une … et une … définies, en vue d’une activité physiologique spécifique.
Disposition et localisation morphologique
70
Quels sont les deux éléments fondamentaux d’un tissu ?
La population cellulaire (composante obligatoire) et les vaisseaux et nerfs (composante intégrative).
71
Qu’est-ce que la substance interstitielle ?
Elle est produite par les cellules tissulaires. Dans le tissu conjonctif, elle est abondante et s’appelle substance fondamentale. Dans les épithéliums, elle est très réduite et s’appelle substance de ciment.
72
La substance interstitielle est abondante dans…
  • le tissu conjonctif
  • les tissus épithéliaux
73
Que décrit la population cellulaire d’un tissu ?
Le composant principal du tissu. Ses cellules sont à des phases d’évolution différentes (jeunes, adultes, usées), régulées par un mécanisme de feed-back négatif.
74
Comment sont les cellules jeunes d’une population cellulaire ?
Elles sont en multiplication, avec un noyau clair, euchrome (hypochrome) et nucléolé.
75
Comment sont les cellules adultes d’une population cellulaire ?
Elles sont en pleine activité fonctionnelle, avec une intense synthèse et transcription, et un noyau arrondi, euchrome.
76
Comment sont les cellules usées d’une population cellulaire ?
Elles ont une activité métabolique au repos et un noyau petit, dense et hyperchrome (pycnose), qui va se fragmenter.
77
Qu’est-ce que l’acidophilie et la basophilie ?
Acidophilie : affinité pour l’éosine (colorant acide), structures roses. Basophilie : affinité pour l’hématoxyline (colorant basique), structures bleu-violet comme l’ADN et l’ARN.
78
Quelle est la coloration usuelle en histologie ?
H-E (hématoxyline-éosine).
79
La plupart des structures cytoplasmiques sont…
  • acidophiles
  • basophiles
80
Quels sont les 4 types fondamentaux de tissus ?
Épithéliaux (revêtement et sécrétion), conjonctifs (comprenant aussi le sang), musculaires et nerveux.
81
Quelles sont les caractéristiques du tissu épithélial ?
Cellules juxtaposées et adhérentes avec très peu de substance de ciment. Il recouvre l’organisme (tégument) et tapisse les cavités internes.
82
Quelles sont les caractéristiques du tissu conjonctif ?
Il relie les autres tissus et organes et assure un rôle de soutien. Il comprend des fibres, des cellules et une substance fondamentale. Exemple : le tissu adipeux.
83
Quelles sont les caractéristiques du tissu musculaire ?
Il assure la contraction grâce aux protéines contractiles actine et myosine. Types : strié squelettique, strié cardiaque et lisse. Il est plus éosinophile que le conjonctif.
84
Quelles sont les caractéristiques du tissu nerveux ?
Cellules étoilées avec de nombreux prolongements. Sa substance fondamentale est le neuropile. Il élabore, transmet et reçoit l’influx nerveux.
85
Quels sont les deux composants de la membrane basale ?
La lame basale (lamina lucida et lamina densa) et la lame réticulaire (réseau de fibres de réticuline).
86
Où se situe la membrane basale ?
Entre l’épithélium et le tissu conjonctif sous-jacent (chorion).
87
Quelle est la coloration de la membrane basale ?
PAS : rouge (positive, grâce aux polysaccharides et protéoglycanes). Imprégnation argentique : noire. H-E : peu ou pas visible. Immunocytochimie : brune (collagène IV, laminine).
88
Quel est le rôle du collagène IV et du perlécan dans la membrane basale ?
Le collagène de type IV forme le filtre physique (réseau structural). Le protéoglycane perlécan forme le filtre chimique (charges).
89
Quels sont les rôles de la membrane basale ?
Support de l’épithélium, adhérence, barrière mécanique et filtre sélectif (non perméable à toute substance), guide de la migration cellulaire (cicatrisation des plaies).
90
Que se passe-t-il à la membrane basale dans le diabète ?
Une modification structurelle : épaississement de la membrane basale.
91
Quelles sont les origines embryonnaires de l’endothélium et de l’épithélium ?
L’endothélium est d’origine mésodermique. Les épithéliums dérivent des trois feuillets (ectoderme, mésoderme, endoderme).
92
Quelle est l’origine embryonnaire du tissu nerveux ?
Neuro-ectodermique, sauf la microglie et les méninges (mésodermiques).
93
Quelle est l’origine du tissu conjonctif ?
Mésodermo-mésenchymateuse.
94
Quelle est l’origine des cellules myo-épithéliales ?
Ectodermique.
95
Quelle est l’origine de l’épithélium respiratoire ?
Endodermique (tube digestif primitif).
96
Quelle est l’origine de la médullo-surrénale et de la rétine ?
Neuro-ectodermique pour les deux (la médullo-surrénale dérive des crêtes neurales).
97
Corrélation : augmentation du nombre de cellules
  • Hyperplasie
  • Hypertrophie
  • Métaplasie
  • Anaplasie
98
Corrélation : augmentation du volume cellulaire
  • Hypertrophie
  • Hyperplasie
  • Atrophie
  • Dystrophie
99
Corrélation : modification structurelle en fonction du milieu environnant
  • Métaplasie
  • Anaplasie
  • Dystrophie
  • Hyperplasie
100
Corrélation : modification cellulaire d’origine métabolique
  • Dystrophie
  • Métaplasie
  • Anaplasie
  • Hypertrophie
101
Corrélation : défaut de croissance et de maturation cellulaire, caractéristique des tumeurs
  • Anaplasie
  • Métaplasie
  • Hypoplasie
  • Atrophie
102
Corrélation : réduction du volume cellulaire
  • Atrophie
  • Hypoplasie
  • Hypertrophie
  • Régénération
103
Corrélation : réduction du nombre de cellules
  • Hypoplasie
  • Atrophie
  • Hyperplasie
  • Dégénérescence
104
Corrélation : maintien de l’intégrité tissulaire (remplacement des cellules usées)
  • Régénération
  • Dégénérescence
  • Atrophie
  • Anaplasie
105
Qu’est-ce que la dégénérescence ?
Une modification structurelle et fonctionnelle d’une cellule, souvent d’origine métabolique.
106
Qu’est-ce que l’organe ?
Un ensemble de plusieurs tissus. Il en existe deux types : parenchymateux et tubulaire.
107
Quelle est la structure d’un organe parenchymateux ?
Capsule, stroma et parenchyme. Exemple : la glande salivaire.
108
Quelle est la structure d’un organe tubulaire ?
Plusieurs tuniques superposées autour d’une lumière. Exemple : le jéjunum.
109
Qu’est-ce qu’un système ou appareil ?
Un ensemble d’organes ayant des fonctions similaires ou reliées. Exemples : le système digestif, le système neuro-endocrinien diffus.
110
Quelle coloration met en évidence les fibres musculaires striées ?
L’hématoxyline ferrique de Heidenhain (HFH).
111
Quelle coloration met en évidence les fibres de réticuline ?
L’imprégnation argentique (AgNO₃).
112
Quelle coloration met en évidence les vacuoles lipidiques ?
Le Soudan noir.
113
Quelle coloration met en évidence le tissu conjonctif ?
Le Van Gieson (collagène rouge, cytoplasmes jaunes).
114
Quelles sont les caractéristiques générales des épithéliums de revêtement ?
Cellules juxtaposées en couches continues, très peu de substance intercellulaire, avasculaires et bien innervés. Ils reposent sur une membrane basale, tapissent les cavités internes et recouvrent la surface externe de l’organisme. Ils assurent la protection mécanique (kératinisation de la peau).
115
Les vaisseaux sanguins traversent-ils la membrane basale d’un épithélium ?
Non, l’épithélium est avasculaire. Il est nourri par diffusion depuis le chorion.
116
Que montrent les noyaux d’un épithélium sur la forme des cellules ?
Cellules pavimenteuses : noyau aplati et allongé. Cubiques : noyau rond. Cylindriques : noyau ovalaire allongé.
117
Quelles sont les polarités d’une cellule épithéliale ?
Le pôle basal repose sur la membrane basale. Le pôle apical regarde la lumière et peut avoir des différenciations (cils, microvillosités, plaque membranaire).
118
Que sont les cytokératines ?
Les filaments intermédiaires caractéristiques des épithéliums. Ils sont acides et basiques, associés par paires, d’environ 20 types, avec une expression variable selon le type d’épithélium. Ils sont mis en évidence par immunohistochimie.
119
Que sont les microvillosités et à quoi servent-elles ?
Ce sont des expansions du pôle apical qui augmentent la surface d’absorption. Elles forment le plateau strié de l’intestin et la bordure en brosse des tubes contournés proximaux du rein.
120
Les cils et les stéréocils sont-ils mobiles ?
Les cils sont mobiles (épithélium respiratoire, trompe utérine). Les stéréocils sont de longues microvillosités immobiles (épididyme).
121
Quelle est la structure d’un cil ?
Un axonème de 9 doublets périphériques de microtubules et 1 doublet central (9+2), implanté sur un corpuscule basal.
122
Que sont les zonula occludens (bandelettes de fermeture) ?
Des jonctions serrées situées au pôle apical des cellules, qui scellent l’espace intercellulaire (cellules intestinales par exemple).
123
Qu’est-ce qu’un épithélium pavimenteux simple ?
Une seule assise de cellules plates, disposées « en mosaïque », avec des limites linéaires. Les zones d’engrènement sont visibles par imprégnation argentique.
124
Où trouve-t-on l’épithélium pavimenteux simple ?
Endothélium (vaisseaux, endocarde, intima), mésothélium (séreuses), anse de Henle, feuillet pariétal de la capsule de Bowman, alvéoles pulmonaires, endothélium cornéen postérieur.
125
Quelle est la différence entre endothélium et mésothélium ?
Endothélium : tapisse les vaisseaux et le cœur (endocarde). Mésothélium : tapisse les séreuses (plèvre, péricarde, péritoine). Les deux sont des épithéliums pavimenteux simples d’origine mésoblastique.
126
Quel est le rôle de l’épithélium pavimenteux simple ?
Réduire la friction (séreuses, endothélium) et permettre les échanges (alvéoles, glomérule).
127
Quelles sont les caractéristiques de l’épithélium cubique simple ?
Une seule assise de cellules à noyau rond, de forme polygonale en vue de face. Il tapisse les petits canaux excréteurs glandulaires et les canaux biliaires, et se trouve dans les tubes contournés distaux du rein.
128
Quelles sont les caractéristiques de l’épithélium cylindrique simple ?
Une seule assise de cellules hautes, à noyau ovalaire dans le tiers basal, avec bandelettes de fermeture apicales. Il peut être cilié ou non, et il protège, absorbe et sécrète.
129
Où trouve-t-on l’épithélium cylindrique simple ?
Estomac, intestin (villosités avec plateau strié), trompe utérine (cilié), utérus, endocol.
130
Qu’est-ce qu’un épithélium monomorphe et polymorphe ?
Monomorphe : un seul type cellulaire. Polymorphe : plusieurs types cellulaires, par exemple l’épithélium gastrique ou intestinal avec cellules caliciformes et endocrines.
131
Qu’est-ce qu’un épithélium pseudostratifié ?
Une seule assise cellulaire dont toutes les cellules reposent sur la membrane basale, mais pas toutes n’atteignent la surface. Les noyaux sont à des hauteurs différentes, donnant l’illusion de plusieurs couches.
132
Où trouve-t-on l’épithélium pseudostratifié cylindrique cilié ?
Voies respiratoires (cavité nasale, trachée, bronches) et tube auditif. Il est polymorphe avec des cellules caliciformes intercalées.
133
Où trouve-t-on l’épithélium pseudostratifié non cilié ?
Dans l’épididyme (avec stéréocils) et l’urètre masculin (en partie). Il assure protection et sécrétion.
134
Que fait l’épithélium respiratoire cilié ?
Il élimine les particules étrangères grâce au battement des cils et au mucus des cellules caliciformes.
135
Les cellules basales de l’épithélium respiratoire touchent-elles la lumière ?
Non, elles reposent sur la membrane basale sans atteindre la lumière (ce sont des cellules souches).
136
Qu’est-ce que l’urothélium ?
L’épithélium de transition des voies urinaires (bassinets, uretères, vessie, urètre proximal). Il est stratifié, avec trois couches : cellules basales cubiques, cellules intermédiaires « en raquette », cellules superficielles « en ombrelle ».
137
Comment l’urothélium s’adapte-t-il à la distension ?
Son aspect change selon la réplétion de la vessie. Vessie vide : épais, avec cellules en ombrelle. Vessie pleine : aminci, cellules aplaties. Les cellules en raquette se déplacent et déroulent l’épithélium.
138
Quelle structure apicale caractérise l’urothélium ?
La plaque membranaire (membrane asymétrique de l’urothélium). Il n’a pas de rôle d’absorption, mais une fonction de barrière.
139
Comment nomme-t-on un épithélium stratifié ?
D’après la forme des cellules les plus superficielles. Il compte plusieurs assises et se renouvelle à partir de la couche basale.
140
Quels sont les types d’épithéliums stratifiés ?
Pavimenteux (Malpighien), cubique (bistratifié, canaux sudoripares), cylindrique (cilié ou non).
141
Qu’est-ce qu’un épithélium Malpighien ?
Un épithélium pavimenteux stratifié, kératinisé ou non, avec les trois couches basale, intermédiaire (épineuse) et superficielle.
142
Décrivez les 3 couches de l’épithélium pavimenteux stratifié
Basale (germinative, sur la membrane basale, cytokératines K5/K14). Intermédiaire (épineuse, corps muqueux de Malpighi, cellules liées par des desmosomes). Superficielle (cellules pavimenteuses éosinophiles à noyau pycnotique).
143
Où se trouve l’épithélium pavimenteux stratifié kératinisé ?
Dans l’épiderme (peau, y compris paumes et plantes).
144
Où se trouve l’épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé ?
Cavité buccale, œsophage, vagin, exocol, cornée antérieure.
145
Quelle est la fonction de l’épithélium pavimenteux stratifié ?
Protéger les tissus sous-jacents contre les agressions du milieu extérieur (barrière).
146
Où sont les cellules souches d’un épithélium stratifié ?
Dans la couche basale. Les cellules migrent de la couche basale vers la surface en se différenciant.
147
Qu’est-ce que la métaplasie épithéliale ?
La transformation d’un type d’épithélium en un autre type, par exemple un épithélium cylindrique cilié en épithélium Malpighien.
148
Quelles protéines caractérisent les desmosomes épithéliaux ?
Des protéines spécifiques : desmogléines (Dsg1, Dsg3) et desmocollines.
149
Qu’est-ce que le pemphigus ?
Une maladie des desmosomes : des auto-anticorps dirigés contre les desmogléines Dsg1 et Dsg3 clivent les desmosomes et provoquent des bulles intra-épithéliales.
150
Qu’est-ce que l’épidermolyse bulleuse ?
Une maladie génétique des cytokératines K5 et K14 (couche basale), qui provoque des bulles sur la peau.
151
Qu’est-ce qu’une gastrite érosive ?
Une ulcération superficielle de la muqueuse gastrique.
152
Un épithélium est-il vascularisé et innervé ?
Il est innervé mais avasculaire (la vascularisation est dans le chorion sous la membrane basale). Il contient toujours des cytokératines.
153
Combien de séreuses y a-t-il dans le corps humain ?
Trois : la plèvre, le péritoine et le péricarde. Elles sont tapissées de mésothélium.
154
Un épithélium Malpighien est forcément…
  • stratifié et pavimenteux
  • kératinisé
  • simple
  • cubique
155
Quelle est l’origine du tractus aéro-digestif ?
Entoblastique (endodermique).
156
Dans un épithélium pseudostratifié, les cellules reposent…
  • toutes sur la membrane basale
  • seulement les cellules basales
  • sur le chorion
157
Quelle est la différence entre mésothélium et mésothéliome ?
Le mésothélium est l’épithélium qui tapisse les séreuses. Le mésothéliome est une tumeur du mésothélium.
158
Qu’est-ce qu’un épithélioma ?
Une tumeur maligne d’un épithélium de revêtement.
159
L’épithélium alvéolaire est de type…
  • pavimenteux simple
  • cubique simple
  • pseudostratifié
  • stratifié
160
L’épithélium cornéen antérieur est de type…
  • pavimenteux stratifié (Malpighien non kératinisé)
  • pavimenteux simple
  • cubique simple
161
Quel est le type des tubes contournés du rein et des tubes collecteurs ?
Épithélium cubique (et non cylindrique).
162
La peau est-elle un épithélium ?
Non, c’est un organe. Seul l’épiderme en est l’épithélium (pavimenteux stratifié kératinisé).
163
Quels de ces épithéliums sont Malpighiens ?
  • Vaginal, cornéen antérieur, épiderme, buccal
  • Bronchique, utérin, endocervical
  • Gastrique, intestinal, tubaire
164
Quel est le type de l’épithélium gastrique, intestinal et tubaire ?
Cylindrique simple.
165
Quel est le type de l’épithélium endocervical et de l’exocol ?
Endocol : cylindrique simple. Exocol : Malpighien (pavimenteux stratifié non kératinisé).
166
Quel est le type de l’épithélium des bronchioles ?
Cubique simple (en bas) à cylindrique simple.
167
Lesquels de ces épithéliums sont simples ?
  • Endothélium cornéen postérieur, endocol, gastrique, alvéolaire, bronchioles
  • Bronchique (pseudostratifié)
  • Cornéen antérieur (stratifié)
  • Urothélium (stratifié)
168
Quel épithélium tapisse les canaux excréteurs des glandes sudoripares ?
Un épithélium cubique bistratifié.
169
Quelles sont les caractéristiques du canal sudoripare ?
Il chemine dans le derme, avec une lumière étroite et des cellules à cytoplasme éosinophile. Il se continue dans l’épiderme par le trajet sudoripare (acrosyringium). Les cellules myoépithéliales entourent la portion sécrétrice, pas le canal.
170
La couche superficielle d’un épithélium stratifié s’insère-t-elle sur la membrane basale ?
Non. Seule la couche basale repose sur la membrane basale.
171
Quel épithélium simple est le plus propice aux échanges ?
L’épithélium pavimenteux simple (très mince).
172
Un épithélium stratifié peut-il avoir seulement deux assises ?
Oui, par exemple l’épithélium cubique bistratifié des canaux sudoripares.
173
Qu’est-ce qui distingue un épithélium simple d’un stratifié ?
Le nombre d’assises cellulaires (une seule ou plusieurs), et non la présence d’une couche cornée.
174
Les stéréocils ont-ils un corpuscule basal ?
Non. Ce sont des microvillosités. Seuls les cils ont un corpuscule basal.
175
Les microvillosités du plateau strié ont-elles la même longueur ?
Oui, elles sont régulières et de même longueur (≠ bordure en brosse, plus irrégulière).
176
Quelle est la structure de la lame basale sous-épithéliale en microscopie électronique ?
Lamina lucida (claire, contre la membrane plasmique) puis lamina densa (dense aux électrons, collagène IV). Elle est rarement visible en MO standard.
177
Quel est le rôle nutritif de la lame basale ?
Elle permet la diffusion des nutriments du chorion vers l’épithélium avasculaire.
178
Que contient l’épithélium de surface de l’estomac ?
Des cellules glandulaires muqueuses (mucus neutre, orthochromatique), qui forment une glande membraniforme.
179
Quel épithélium tapisse l’œsophage ?
Un épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé.
180
Qu’est-ce qu’un épithélium glandulaire ?
Un épithélium formé de cellules spécialisées dans la sécrétion, jointives, de forme cubique, cylindrique, pavimenteuse ou pyramidale, et reposant sur une membrane basale.
181
Quelle est la différence entre élaboration et sécrétion ?
Élaboration : synthèse de la cellule pour son propre compte. Sécrétion : synthèse puis expulsion du produit hors de la cellule, au profit de l’organisme.
182
Les cellules sécrétrices sont-elles toutes des cellules épithéliales ?
Non, d’autres tissus peuvent sécréter (fibroblastes, cellules neuroendocrines…). Seules les cellules épithéliales sécrétrices sont des cellules glandulaires.
183
Comment classe-t-on les cellules glandulaires selon le pôle d’exocytose ?
Exocrines (pôle apical), endocrines (pôle basal, vers le sang) et amphicrines (les deux).
184
Comment se déroule le cycle sécrétoire ?
Il est cyclique, en trois phases : repos (reconstitution des organites de synthèse), mise en charge (accumulation des vésicules au pôle apical) et excrétion.
185
Comment se développe un épithélium glandulaire ?
À partir d’un épithélium de revêtement dont les cellules prolifèrent et s’invaginent dans le conjonctif. Les glandes exocrines gardent le contact avec la surface par un canal, les endocrines le perdent.
186
Quelles tailles et formes peuvent avoir les glandes ?
Macroscopiques (foie, pancréas) ou microscopiques (glandes gastriques, intestinales). Elles peuvent être unicellulaires, un amas de cellules dans un épithélium de revêtement, ou un tissu épithélial entier.
187
Cellule caliciforme : type de glande ?
  • Glande unicellulaire
  • Glande membraniforme
  • Glande endocrine
  • Glande exocrine
188
Épithélium gastrique de surface : type de glande ?
  • Glande membraniforme
  • Glande unicellulaire
  • Glande endocrine
  • Glande intra-épithéliale
189
Thyroïde : type de glande ?
  • Glande endocrine
  • Glande exocrine
  • Glande amphicrine
  • Glande unicellulaire
190
Parotide : type de glande ?
  • Glande exocrine
  • Glande endocrine
  • Glande amphicrine
  • Glande unicellulaire
191
Foie : type de glande ?
Glande amphicrine homotypique : le même type cellulaire (hépatocyte) sécrète la bile (exocrine) et des protéines vers le sang (endocrine).
192
Pancréas : type de glande ?
Glande amphicrine hétérotypique : acini exocrines (suc pancréatique) et îlots de Langerhans endocrines, par des types cellulaires différents.
193
Quels organites sont développés dans les cellules glandulaires ?
Appareil de Golgi, ribosomes, RER (sécrétion protéique), mitochondries. Le REL est surtout développé dans les cellules à sécrétion stéroïdienne.
194
Sous quelle forme apparaissent les produits de sécrétion ?
Gouttelettes, vacuoles ou grains. Pour les glandes endocrines, ce sont des hormones (parfois sous forme de précurseurs).
195
Selon le lieu de déversement, les glandes sont…
  • exocrines
  • endocrines
  • amphicrines
  • paracrines
196
Sur quels critères classe-t-on les glandes exocrines ?
Forme de l’adénomère (tubuleux, alvéolaire, acineux), ramification de l’adénomère, ramification du canal excréteur (simple ou composée), mode d’excrétion et nature du produit.
197
Glande de Lieberkühn : classification ?
Glande exocrine simple tubuleuse droite, généralement non ramifiée, de la muqueuse intestinale.
198
Glande sudoripare : classification ?
Glande exocrine simple tubuleuse pelotonnée, non ramifiée, à sécrétion aqueuse.
199
Glande sébacée : classification ?
Glande exocrine simple alvéolaire (acineuse), ramifiée ou non, holocrine.
200
Prostate : classification ?
Glande exocrine composée tubulo-alvéolaire ramifiée.
201
Glande gastrique fundique : classification ?
Glande exocrine simple tubuleuse, ramifiée dans sa partie profonde (et non composée).
202
Glandes salivaires : classification ?
Glandes exocrines composées, tubulo-acineuses et ramifiées.
203
La sous-maxillaire est-elle amphicrine ?
Non, c’est une glande exocrine mixte (séro-muqueuse).
204
Où se trouve la glande de Lieberkühn ?
Entre les villosités intestinales, dans le tissu conjonctif de la muqueuse. Elle est visible en coupes transversale, longitudinale et oblique.
205
Quelles cellules contient la glande de Lieberkühn ?
Entérocytes, cellules caliciformes, cellules endocrines, cellules de Paneth (au fond) et cellules souches (au fond).
206
Comment varie le nombre de glandes de Lieberkühn de l’intestin au côlon ?
Il augmente de l’intestin grêle vers le côlon.
207
Décrivez les attributs de la glande sébacée.
Glande exocrine proprement dite, simple, ramifiée ou non, alvéolaire (acineuse), holocrine, annexée au follicule pileux.
208
Décrivez la structure de la glande sébacée.
Glande en forme de grappe ou de poire. Épithélium germinatif simple cubique ou pavimenteux en périphérie, et cellules centrales polygonales et claires (sébocytes). Les contours des sébocytes sont nets en bas puis deviennent flous en haut, où les cellules se détruisent et où le sébum s’éjecte dans la gaine du follicule pileux.
209
Quel est le rôle de l’épithélium germinatif de la glande sébacée ?
Renouveler les cellules par mitoses pour refaire la structure glandulaire.
210
Que contiennent les sébocytes ?
Des gouttelettes lipidiques (sébum) et non des grains de sécrétion. Le sébum est un produit lipidique et non hormonal.
211
Qu’est-ce qu’un lobule sébacé ?
Une unité de la glande sébacée : une masse alvéolaire d’épithélium germinatif périphérique et de sébocytes centraux, qui s’ouvre dans un court canal débouchant dans le follicule pileux.
212
Quel est le mécanisme de sécrétion de la glande sébacée ?
  • Holocrine
  • Mérocrine
  • Apocrine
  • Paracrine
213
Qu’est-ce qu’une glande unicellulaire ?
Une cellule glandulaire isolée parmi les cellules d’un épithélium de revêtement, comme la cellule caliciforme (intestin, voies respiratoires), qui élabore le mucus.
214
Décrivez la cellule caliciforme.
Forme de calice. Noyau petit, hyperchrome, basal. Cytoplasme apical clair rempli de vacuoles de mucus (pâle en H-E), rouge au mucicarmin, PAS positif.
215
Quels sont les deux types de glandes multicellulaires intra-épithéliales ?
Glandes intra-épithéliales : petits groupes de cellules sécrétrices au sein d’un épithélium de revêtement (muqueuse nasale, urètre). Glandes membraniformes : tout l’épithélium est sécréteur (surface gastrique).
216
Glande holocrine : définition et exemple
La cellule est elle-même transformée en produit de sécrétion et excrétée en totalité. Exemple : la glande sébacée.
217
Glande apocrine : définition et exemple
Le produit est extrait par décapitation du pôle apical des cellules. Exemple : la glande mammaire en lactation (lipides).
218
Glande mérocrine : définition et exemple
Le produit de sécrétion est éliminé par exocytose, sans perte de cellule. Exemple : la glande sudoripare eccrine, la plupart des glandes salivaires.
219
Glande paracrine : définition et exemple
Le produit est déversé localement dans le tissu interstitiel et diffuse vers une cible voisine. Exemple : les cellules neuroendocrines.
220
Glande amphicrine : définition
Glande dont le produit est déversé à la fois vers l’extérieur (canal) et vers l’intérieur de l’organisme (sang). Homotypique (une seule cellule, ex. foie) ou hétérotypique (cellules différentes du même organe, ex. pancréas).
221
Pourquoi les glandes holocrines doivent-elles avoir un renouvellement cellulaire important ?
La sécrétion détruit la cellule. La glande doit donc compenser la perte continue de cellules par une intense activité mitotique de la couche germinative.
222
Quelles sont les caractéristiques d’un acinus séreux ?
Cellules prismatiques ou pyramidales, produit riche en enzymes (liquide aqueux), noyau rond basal, euchrome et nucléolé. Cytoplasme basophile basal (RER, Golgi) et grains de zymogène apicaux éosinophiles. Exemples : parotide, pancréas.
223
Quelles sont les caractéristiques d’un acinus muqueux ?
Sécrétion de mucus (glycoprotéines), précurseur mucigène stocké dans des vacuoles claires en H-E. Noyaux aplatis, hyperchromes, refoulés à la périphérie. Le mucus est visqueux et rouge au mucicarmin.
224
Qu’est-ce que les demi-lunes de Gianuzzi ?
Des cellules séreuses disposées en croissant à la périphérie d’un acinus muqueux (acini mixtes). Leur cytoplasme est basophile et leurs noyaux arrondis.
225
Quels sont les composants du stroma d’une glande exocrine ?
Capsule et cloisons conjonctives ramifiées, vaisseaux sanguins et lymphatiques, nerfs, canaux extralobulaires, parfois des fibres musculaires lisses.
226
Comment s’organise une glande exocrine comme organe ?
Organe parenchymateux. Capsule de conjonctif dense. Stroma (septums interlobaires et interlobulaires portant les vaisseaux et nerfs). Parenchyme (lobes, lobules, acini).
227
Comment est constitué le système excréteur d’une glande exocrine ?
Canaux intralobulaires (dans le parenchyme), canaux extralobulaires (dans le stroma) et canal collecteur commun (stroma).
228
Que sont les canaux intralobulaires ?
Ils se trouvent à l’intérieur des lobules, dans le prolongement des acini. Ils comprennent les segments intercalaires (passages) puis les canaux striés.
229
Comment change l’épithélium du système excréteur ?
Il passe d’un type simple (cubique) à pseudostratifié puis stratifié, en s’adaptant à l’épithélium de l’orifice d’ouverture.
230
Le canal de Sténon appartient à quelle glande ?
À la parotide (et non à la sublinguale).
231
Parotide : classification ?
Glande exocrine proprement dite, composée, acineuse (séreuse), ramifiée, mérocrine.
232
Glande sublinguale : parenchyme ?
Mixte à prédominance muqueuse : acini muqueux, mixtes (avec demi-lunes de Gianuzzi) et quelques acini séreux.
233
Glande sous-maxillaire : parenchyme ?
Mixte à prédominance séreuse : acini séreux, mixtes et muqueux.
234
Canal intercalaire : épithélium ?
Épithélium cubique simple (petit calibre).
235
Canal interlobulaire : épithélium ?
Épithélium simple cylindrique ou pseudostratifié.
236
Quelles sont les caractéristiques d’une glande endocrine ?
Pas de canal excréteur. Ses produits de sécrétion sont des hormones, qui diffusent dans le sang et contrôlent l’activité d’organes cibles souvent éloignés. Les cellules sont en contact direct avec les capillaires.
237
Qu’est-ce qu’une glande endocrine de type cordonal ?
La plupart des glandes endocrines : l’épithélium forme des cordons cellulaires, longs ou courts, droits ou recourbés, parallèles ou en réseau, au contact des capillaires.
238
Les glandes endocrines folliculaires sont…
  • la thyroïde
  • la corticosurrénale
  • l’hypophyse
239
La corticosurrénale est une glande…
  • endocrine de type cordonal, organe parenchymateux
  • exocrine
  • amphicrine
240
Combien de zones comprend la corticosurrénale ?
Trois zones de la périphérie vers le centre : glomérulée (environ 15-20%), fasciculée (environ 75%) et réticulée (5-10%).
241
Décrivez la zone glomérulée de la corticosurrénale.
Cordons courts et arqués (aspect pseudo-glomérulaire) séparés par des travées conjonctives en continuité avec la capsule et riches en capillaires. Cellules petites, cylindriques, à cytoplasme éosinophile et noyaux petits hyperchromes. Elle sécrète les minéralocorticoïdes (aldostérone).
242
Décrivez la zone fasciculée de la corticosurrénale.
La plus épaisse. Cordons longs et droits séparés par des capillaires sinusoïdes. Cellules grandes, polygonales, à cytoplasme clair spongieux plein de gouttelettes lipidiques (spongiocytes). Noyaux centraux sphériques, euchromes, nucléolés, parfois binucléées. Elle sécrète les glucocorticoïdes.
243
Que contiennent les gouttelettes lipidiques de la zone fasciculée ?
Du cholestérol et ses esters, précurseurs de la synthèse des hormones stéroïdes, ce qui donne l’aspect clair, spongieux du cytoplasme.
244
Décrivez la zone réticulée de la corticosurrénale.
La plus interne (5-10%). Cordons cellulaires anastomosés en réseau, avec cellules plus petites, plus acidophiles, contenant du lipofuscine. Elle sécrète les androgènes.
245
Quelle est la structure de la thyroïde ?
L’épithélium glandulaire forme des follicules fermés. Une cavité centrale est remplie de colloïde, qui stocke les hormones T3 et T4 (sous forme de thyroglobuline) et est bordée par l’épithélium folliculaire.
246
Quels sont les aspects de l’épithélium folliculaire thyroïdien ?
Cubique simple (follicule normo-fonctionnel), pavimenteux (follicule au repos, hypofonctionnel) ou cylindrique (follicule hyperactif).
247
Qu’est-ce qu’un follicule thyroïdien normo-fonctionnel ?
Un follicule étalon, de dimension moyenne, avec un épithélium cubique simple.
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