1Quelles sont les 2 grandes fonctions du pancréas ?
R : Une fonction exocrine (suc pancréatique digestif) et une fonction endocrine (hormones régulant la glycémie).
2Quel est le volume de suc pancréatique sécrété par jour ?
R : Environ 1 à 2 litres.
3Quelles cellules sécrètent l’eau et les bicarbonates du suc pancréatique ?
R : Les cellules des canaux (cellules canalaires/centro-acineuses).
4Quelles cellules sécrètent les enzymes digestives ?.
R : Les cellules acineuses
5Quel est le rôle de l’amylase pancréatique ?
R : Digérer l’amidon en disaccharides.
6Quel est le rôle de la lipase pancréatique ?
R : Hydrolyser les triglycérides en acides gras libres et monoglycérides.
7Sous quelle forme les protéases pancréatiques sont-elles sécrétées et pourquoi ?
R : Sous forme inactive (zymogènes), pour éviter l’autodigestion de la glande.
8Comment le trypsinogène est-il activé en trypsine ?
R : Par l’entérokinase (entéropeptidase) duodénale.
9Comment le chymotrypsinogène est-il activé ?
R : Par la trypsine.
10Quels mécanismes protègent le pancréas contre l’autodigestion ?
R : Sécrétion des protéases sous forme inactive et présence d’un inhibiteur de la trypsine dans les granules de sécrétion.
11Quelle est la phase de régulation exocrine la plus importante ?
R : La phase intestinale.
12Quel est le stimulus de sécrétion de la sécrétine ?
R : L’acidité duodénale.
13Quel type de suc pancréatique stimule la sécrétine ?
R : Un suc hydro-bicarbonaté, pauvre en enzymes, riche en eau et HCO₃⁻.
14Quel est le stimulus de sécrétion de la CCK ?
R : Les lipides et peptides duodénaux.
15Quel type de suc pancréatique stimule la CCK ?
R : Un suc riche en enzymes.
16Quelles cellules des îlots de Langerhans sécrètent l’insuline ?
R : Les cellules β.
17Quel est le stimulus de sécrétion de l’insuline ?
R : L’hyperglycémie (après un repas).
18Quels sont les effets de l’insuline ?
R : Favorise l’entrée du glucose dans les cellules, stimule la glycogénogenèse hépatique, inhibe la néoglucogenèse et la lipolyse.
19Quelles cellules sécrètent le glucagon et dans quel contexte ?
R : Les cellules α, en réponse à l’hypoglycémie (jeûne).
20Quels sont les effets du glucagon ?
R : Stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse hépatiques, stimule la lipolyse.
21Quel est le rôle de la somatostatine pancréatique ?
R : Inhibe la sécrétion d’insuline et de glucagon, ainsi que la sécrétion exocrine et la motilité digestive.
22Quelles cellules sécrètent le polypeptide pancréatique et quel est son rôle ?
R : Les cellules PP, régulant la sécrétion exocrine et la motilité digestive.
23Quelle est la conséquence d’une insuffisance pancréatique exocrine ?
R : Une maldigestion des graisses (stéatorrhée), des protéines et des glucides.
24Quel mécanisme déclenche une pancréatite aiguë ?
R : L’activation intra-pancréatique prématurée des enzymes (notamment la trypsine), entraînant une autodigestion de la glande.
25 Quelle est la différence physiopathologique entre diabète de type 1 et type 2 ?
R : Type 1 = destruction auto-immune des cellules β ; type 2 = insulinorésistance.
26Quelle tumeur des cellules β provoque des hypoglycémies ?
R : L’insulinome.
27Quelle tumeur des cellules α provoque une hyperglycémie et une éruption cutanée caractéristique ?
R : Le glucagonome (érythème nécrolytique migrateur).
28Quelle est la cause la plus fréquente de pancréatite aiguë ?
R : La lithiase biliaire (migration d’un calcul dans le cholédoque/ampoule de Vater).
29Quelle est la 2ᵉ cause la plus fréquente de pancréatite aiguë ?
R : L’alcool.
30Quel critère biologique confirme le diagnostic de pancréatite aiguë ?
R : Une lipasémie supérieure à 3 fois la normale.
31Comment se caractérise typiquement la douleur de pancréatite aiguë ?
R : Douleur épigastrique intense, transfixiante, irradiant dans le dos, soulagée en antéflexion.
32Quels scores permettent d’évaluer la gravité d’une pancréatite aiguë ?
R : Les scores de Ranson, APACHE II (clinico-biologiques) et de Balthazar (scanner).
33Quelles sont les principales complications de la pancréatite aiguë ?
R : Nécrose pancréatique (pouvant s’infecter), pseudokyste pancréatique, défaillance multiviscérale dans les formes sévères.
34Quelle est la cause principale de pancréatite chronique ?
R : L’alcoolisme chronique.
35Quel signe d’imagerie est évocateur de pancréatite chronique ?
R : Les calcifications pancréatiques.
36Quelles conséquences fonctionnelles apparaissent à un stade avancé de pancréatite chronique ?
R : Insuffisance pancréatique exocrine (stéatorrhée) et endocrine (diabète).
37Où siège le plus souvent l’adénocarcinome pancréatique ?
R : La tête du pancréas (~60-70% des cas).
38Quel signe clinique est souvent révélateur d’un cancer de la tête du pancréas ?
R : Un ictère obstructif indolore et progressif.
39Pourquoi le pronostic du cancer du corps/queue du pancréas est-il souvent plus sombre ?
R : Car les symptômes apparaissent plus tardivement, retardant le diagnostic.
40Quel marqueur tumoral est utilisé dans le suivi du cancer du pancréas ?
R : Le CA 19-9.
41Quelle tumeur endocrine pancréatique provoque des hypoglycémies et quelle triade l’évoque ?
R : L’insulinome ; triade de Whipple (hypoglycémie + symptômes neuroglucopéniques + amélioration après resucrage).
42Quelle tumeur endocrine provoque des ulcères gastro-duodénaux multiples et récidivants ?
R : Le gastrinome (syndrome de Zollinger-Ellison).
43Quel syndrome est associé au VIPome ?
R : Le syndrome de Verner-Morrison (diarrhée hydrique sécrétoire majeure).
44Quelle maladie génétique entraîne une insuffisance pancréatique exocrine précoce ?
R : La mucoviscidose (mutation CFTR).
45Quelle est la différence de terrain entre diabète de type 1 et type 2 ?
R : Type 1 = sujet jeune, début brutal, cétose possible ; Type 2 = sujet plus âgé, surpoids, installation progressive.
46Cas 1
Un homme de 45 ans, alcoolique chronique, présente une douleur épigastrique intense en barre, irradiant dans le dos, avec vomissements. La lipasémie est à 5 fois la normale.
Q : Quel diagnostic retenez-vous ?
Q : Quel examen d’imagerie demandez-vous et à quel moment ?
R : Une pancréatite aiguë (probablement d’origine alcoolique).
R : Un scanner abdominal injecté, à distance de l’épisode initial pour évaluer la sévérité et rechercher des complications.
47Cas 2
Une femme de 68 ans présente un ictère cutanéo-muqueux
progressif, indolore, avec des urines foncées et des selles décolorées, sans autre symptôme associé.
Q: Quel diagnostic évoquez-vous en priorité?
Q: Quels examens demandez-vous ?
R: Un cancer de la tête du pancréas comprimant le cholédoque.
R: Un scanner abdominal injecté et une échoendoscopie avec biopsies.
48Cas 3
Un patient de 50 ans présente des malaises récurrents à jeun, avec confusion et sueurs, régressant rapidement après ingestion de sucre.
Q : Quel diagnostic évoquez-vous ?
Q : Quelle triade clinique confirme ce diagnostic ?
R : Un insulinome.
R : La triade de Whipple.
49Cas 4
Un patient de 55 ans présente des ulcères gastro-duodénaux multiples et récidivants malgré un traitement bien conduit, associés à une diarrhée chronique.
Q : Quel diagnostic évoquez-vous ?
R : Un gastrinome (syndrome de Zollinger-Ellison).
50Cas 5
Un enfant de 3 ans présente une stéatorrhée chronique, un retard de croissance et des infections respiratoires récidivantes.
Q : Quel diagnostic évoquez-vous devant cette association digestive et respiratoire ?
Q : Quel mécanisme explique l’atteinte digestive ?
R : La mucoviscidose.
R : Une insuffisance pancréatique exocrine par obstruction canalaire liée à des sécrétions visqueuses.