1Quelles sont les principales caractéristiques des cellules souches hématopoïétiques ?
R : Elles sont peu nombreuses, morphologiquement non identifiables, multipotentes, présentes dans la moelle et le sang, portent notamment le marqueur CD34 et peuvent être congelées.
2Q2. Les cellules souches hématopoïétiques sont-elles nombreuses dans la moelle ?
R : Non, elles sont peu nombreuses.
3Les cellules souches hématopoïétiques sont-elles reconnaissables morphologiquement ?
R : Non.
4Quelle propriété permet aux cellules souches de donner plusieurs lignées sanguines ?
R : Leur multipotence.
5Où trouve-t-on les cellules souches hématopoïétiques ?
R : Dans la moelle osseuse et le sang.
6Dans quels autres compartiments retrouve-t-on des cellules souches hématopoïétiques ?
R : Dans le sang de cordon et le foie fœtal.
7Quel marqueur est classiquement exprimé par les cellules souches hématopoïétiques ?
R : CD34.
8Les cellules souches hématopoïétiques peuvent-elles être congelées ?
R : Oui.
9À quelle température les cellules souches hématopoïétiques peuvent-elles être congelées selon le cours ?
R : −196 °C.
10Que deviennent les propriétés des cellules souches après congélation dans l’azote liquide ?
R : Elles conservent leurs propriétés.
11Sous l’action de quoi s’effectue l’engagement des cellules souches ?
R : Sous l’action des facteurs de croissance hématopoïétiques.
12Que produit l’engagement des cellules souches après plusieurs divisions ?
R : Des cellules souches engagées ou progéniteurs.
13Les progéniteurs sont-ils nombreux dans la moelle osseuse ?
R : Non, ils restent peu nombreux.
14Les progéniteurs sont-ils reconnaissables morphologiquement ?
R : Non.
15Qu’est-ce qu’un CFU ?
R : Colony Forming Unit, correspondant à des données obtenues par culture de progéniteurs.
16À quel moment les cellules deviennent-elles irréversiblement différenciées ?
R : Lorsqu’elles deviennent des précurseurs.
17Dans quoi les précurseurs sont-ils engagés ?
R : Dans une lignée cellulaire déterminée.
18Les précurseurs sont-ils reconnaissables morphologiquement ?
R : Oui.
19Où les précurseurs deviennent-ils notamment identifiables morphologiquement ?
R : Sur un étalement de moelle osseuse.
20Donne un exemple de précurseur hématopoïétique.
R : Les érythroblastes dans l’érythropoïèse.
21Que représentent les précurseurs dans le myélogramme ?
R : Ils constituent la majorité des cellules observées.
22Que représente le secteur des précurseurs dans l’hématopoïèse ?
R : Une étape de différenciation, multiplication et maturation cellulaires.
23Que produit la maturation terminale ?
R : Des cellules matures fonctionnelles.
24Où passent les cellules matures après leur maturation terminale ?
R : Dans le sang.
25Quels sont les 4 compartiments de l’hématopoïèse ?
R : Cellules souches → progéniteurs → précurseurs → cellules matures.
26Quel est le premier compartiment de l’hématopoïèse ?
R : Les cellules souches.
27Quel est le deuxième compartiment ?
R : Les progéniteurs.
28Quel est le troisième compartiment ?
R : Les précurseurs.
29Quel est le quatrième compartiment ?
R : Les cellules matures.
30Quels sont les deux derniers compartiments principalement explorés par les techniques morphologiques ?
R : Les précurseurs et les cellules matures.
31Quels examens explorent principalement les deux derniers compartiments ?
R : Le myélogramme et la biopsie ostéo-médullaire selon l’objectif de l’exploration.
32Les deux premiers compartiments sont-ils facilement explorables par la morphologie ?
R : Non.
33Quelles techniques non morphologiques peuvent explorer les cellules souches et progéniteurs ?
R : Les cultures et l’immunophénotypage notamment.
34Quelle lignée produit les globules rouges ?
R : L’érythropoïèse.
35Quelle lignée produit les polynucléaires ?
R : La granulopoïèse.
36Quelle lignée produit les monocytes ?
R : La monocytopoïèse.
37Quelle lignée produit les lymphocytes ?
R : La lymphopoïèse.
38Quelle lignée produit les plaquettes ?
R : La mégacaryocytopoïèse.
39Que donne l’érythropoïèse ?
R : Les globules rouges (GR).
40Que donne la granulopoïèse ?
R : Les polynucléaires (PN).
41Que donne la monocytopoïèse ?
R : Les monocytes (Mo).
42Que donne la lymphopoïèse ?
R : Les lymphocytes (Ly).
43Que donne la mégacaryocytopoïèse ?
R : Les plaquettes (Plaq).
44Sur quoi repose la régulation de l’hématopoïèse ?
R : Sur des facteurs de croissance hématopoïétiques inducteurs de différenciation.
45Combien de types de facteurs de croissance sont distingués dans le cours ?
R : Trois types.
46Quels sont les trois types de facteurs de croissance ?
R : Facteurs de promotion, facteurs multipotents et facteurs restreints.
47Quels sont les principaux facteurs de promotion ?
R : IL-1, IL-4, IL-6 et SCF.
48Que signifie SCF ?
R : Stem Cell Factor.
49Quel est le rôle des facteurs de promotion ?
R : Ils augmentent le nombre de cellules souches en cycle.
50Quel autre rôle ont les facteurs de promotion ?
R : Ils sensibilisent les cellules souches totipotentes à l’action des autres facteurs de croissance.
51Quels sont les principaux facteurs multipotents ?
R : IL-3 et GM-CSF.
52Que signifie GM-CSF ?
R : Granulocyte-Macrophage Colony-Stimulating Factor.
53Sur quelles cellules agissent les facteurs multipotents ?
R : Sur les cellules souches les plus immatures, après sensibilisation par les facteurs de promotion.
54Sur quelles cellules agissent les facteurs restreints ?
R : Sur les cellules souches déjà engagées.
55Quels sont les deux principaux effets des facteurs restreints ?
R : Ils favorisent la multiplication cellulaire et la maturation des précurseurs.
56Quel facteur stimule principalement la lignée neutrophile ?
R : G-CSF.
57Que signifie G-CSF ?
R : Granulocyte Colony-Stimulating Factor.
58Quel facteur stimule principalement la lignée monocytaire ?
R : M-CSF.
59Que signifie M-CSF ?
R : Macrophage Colony-Stimulating Factor.
60Quel facteur stimule principalement la lignée éosinophile ?
R : IL-5.
61Quel facteur est associé à la lignée basophile dans le cours ?
R : IL-4.
62Quel facteur est associé à la lignée mégacaryocytaire dans le cours ?
R : IL-6.
63Quel facteur stimule la lignée érythroïde ?
R : EPO.
64Que signifie EPO ?
R : Érythropoïétine.
65Quel facteur stimule la lignée mégacaryocytaire et la production plaquettaire ?
R : TPO. Thrombopoïétine
66Qu’est-ce qu’un hémogramme ?
R : Un examen simple d’exploration des cellules sanguines.
67Sur quel type de prélèvement réalise-t-on l’hémogramme ?
R : Sur un prélèvement sanguin.
68Quel anticoagulant est utilisé pour l’hémogramme ?
R : EDTA.
69Comment le sang peut-il être prélevé pour réaliser un hémogramme ?
R : Par ponction veineuse ou microprélèvement.
70Quelles informations quantitatives fournit l’hémogramme ?
R : Le nombre de cellules, certains volumes cellulaires, la concentration d’hémoglobine et l’hématocrite.
71Quelles informations qualitatives peut fournir l’hémogramme ?
R : La présence éventuelle de cellules anormales.
72Quelles sont les deux grandes étapes de l’hémogramme selon le cours ?
R : Le comptage et la formule leucocytaire.
73La formule leucocytaire prise isolément a-t-elle un intérêt suffisant ?
R : Non.
74À partir de quoi l’identification morphologique des cellules est-elle possible ?
R : À partir d’un bon étalement sanguin.
75Quelle Hb est indiquée comme référence chez le nouveau-né dans le cours ?
R : 140 g/L.
76Quelle Hb est indiquée chez l’homme ?
R : 130 g/L.
77Quelle Hb est indiquée chez la femme ?
R : 120 g/L.
78Quelle Hb est indiquée chez le sujet âgé ?
R : 110 g/L.
79Que traduit une Hb inférieure à la valeur de référence ?
R : Une anémie, selon le contexte et les seuils utilisés.
80Quelle est la valeur normale du VGM selon le cours ?
R : 80–100 fL.
81Que signifie VGM ?
R : Volume globulaire moyen.
82Qu’est-ce que l’hématocrite ?
R : La proportion du volume sanguin occupée par le volume globulaire.
83Quelle proportion du sang total correspond approximativement au volume globulaire dans le schéma du cours ?
R : Environ 45 %.
84Quelle proportion correspond approximativement au volume plasmatique ?
R : Environ 55 %.
85Quel est l’intérêt principal du frottis sanguin ?
R : Permettre l’identification morphologique des cellules sanguines.
86Pourquoi un bon étalement sanguin est-il indispensable ?
R : Parce qu’il conditionne la qualité de l’identification morphologique.
87Quelles sont les deux situations illustrées dans le cours concernant le frottis ?
R : Un mauvais étalement/mal séché et un bon étalementien séché.
88Quel examen complète l’étude quantitative de l’hémogramme par une étude morphologique ?
R : Le frottis sanguin.
89Qu’est-ce qu’un myélogramme ?
R : Un examen cytologique d’exploration de la moelle osseuse
90Que visualise le myélogramme ?
R : Les cellules du compartiment médullaire.
91Comment réalise-t-on un myélogramme ?
R : Par ponction-aspiration après anesthésie locale.
92Quels sont les sites de ponction indiqués dans le cours ?
R : Le sternum ou la crête iliaque
93Que recherche-t-on particulièrement avec le myélogramme ?
Des cellules malignes, notamment dans les leucémies aiguës.
94Quel est le principal avantage du myélogramme ?
R : Il permet une bonne étude cytologique des cellules médullaires.
95Quelle est la principale limite du myélogramme ?
R : Il n’explore pas la structure de la moelle.
96Que signifie BOM ?
R : Biopsie ostéo-médullaire.
97Quel type d’examen est la BOM ?
R : Un examen histologique.
98Comment réalise-t-on une BOM ?
R : Après un bilan d’hémostase et une anesthésie locale, par prélèvement d’une carotte osseuse.
99Où réalise-t-on la BOM ?
R : Au niveau de la crête iliaque
100Que permet d’évaluer la BOM ?
R : La richesse et la structure/architecture de la moelle.
101Pour quelle pathologie la BOM est-elle notamment l’examen de référence dans le cours ?
R : La myélofibrose.
102Le myélogramme est-il cytologique ou histologique ?
R : Cytologique.
103La BOM est-elle cytologique ou histologique ?
R : Histologique.
104Quel examen étudie surtout les cellules médullaires ?
R : Le myélogramme.
105Quel examen étudie surtout l’architecture médullaire ?
R : La BOM.
106Quel examen choisir pour rechercher une myélofibrose ?
R : La BOM.
107Quel examen est particulièrement utile pour rechercher des cellules malignes dans une leucémie aiguë ?
: Le myélogramme.
108Sur quels prélèvements l’immunophénotypage peut-il être réalisé ?
R : Sur des cellules sanguines ou médullaires selon l’indication.
109Quelle technique est utilisée pour réaliser un immunophénotypage ?
R : La cytométrie en flux.
110Que détecte l’immunophénotypage ?
R : Des antigènes membranaires ou intracellulaires.
111Comment les antigènes cellulaires sont-ils détectés ?
R : À l’aide d’anticorps fluorescents.
112Quel marqueur permet notamment de quantifier les cellules souches ?
R : CD34.
113Quel est le premier grand intérêt de l’immunophénotypage ?
R : Quantifier les cellules souches, notamment CD34+.
114Quel est son deuxième grand intérêt ? l’immunophénotypage
R : Reconnaître et classer les populations cellulaires hématologiques malignes.
115classification des examens
SANG
├── Hémogramme → quantité
└── Frottis → morphologie
MOELLE
├── Myélogramme → cellules
├── BOM → architecture
├── Immunophénotypage → marqueurs
└── Culture → progéniteurs / colonies
116cycle de l’hématopoièse
HÉMATOPOÏÈSE
│
CELLULE SOUCHE
CD34+ / multipotente
│
▼
PROGÉNITEUR
non identifiable
│
▼
PRÉCURSEUR
différencié / identifiable
│
▼
CELLULE MATURE
│
▼
SANG