1Qu'est-ce que la définition du cancer ?
Prolifération anarchique par échappement aux mécanismes normaux de différenciation et de régulation de leur multiplication.
2Qu'est-ce que la définition de la cancérogénèse ?
Ensemble des phénomènes qui transforment une cellule normale en cellule cancéreuse.
3Quelles sont les trois étapes complexes du processus de cancérogénèse ?
Initiation : Une mutation de l'ADN se produit, souvent à cause de facteurs comme les radiations, les produits chimiques ou les virus.
Promotion : Les cellules mutées commencent à se multiplier de manière incontrôlée.
Progression : Les cellules cancéreuses continuent de se diviser et peuvent envahir les tissus voisins et former des métastases.
4Combien de mutations d'ADN indépendantes sont estimées nécessaires pour transformer une cellule normale en cellule cancéreuse ?
Entre 3 et 7 mutations d'ADN indépendantes.
5Quels sont les deux types de gènes impliqués dans la transformation maligne ?
Les oncogènes et les gènes suppresseurs de tumeur (ou anti-oncogènes).
6Définition et rôle d'un oncogène.
Un oncogène est un gène dont l'expression favorise la survenue d'un cancer. Il résulte de la modification ou de la surexpression d'un gène normal, appelé proto-oncogène. Les oncogènes peuvent stimuler la division cellulaire ou inhiber la mort cellulaire programmée, conduisant à une prolifération cellulaire incontrôlée
7Définition et rôle d'un anti-oncogène (ou gène suppresseur de tumeur).
Un anti-oncogène est un gène qui limite la prolifération cellulaire et empêche la formation de tumeurs. S'il est inactivé par une mutation, cela peut conduire à une croissance cellulaire incontrôlée et au développement de cancers.
8 Citez quatre exemples d'oncogènes fréquemment associés au cancer et des cancers où ils sont mutés.
MUC16 : Muté dans environ 19% de tous les types de tumeurs (pancréas, sein, poumon, ovaires, etc.).
PIK3CA : Muté dans environ 12% des tumeurs (sein, poumon, estomac, ovaires, cerveau, côlon, rectum, etc.).
KRAS : Muté dans environ 11% des tumeurs (poumon, côlon, rectum, pancréas, etc.).
BRAF : Muté dans environ 7% des tumeurs (mélanomes, leucémie, lymphome non hodgkinien, cancers de la thyroïde, des ovaires, des poumons, du côlon, et du rectum).
9Citez au moins cinq facteurs de risque qui contribuent au développement d'oncogènes et au cancer.
Facteurs génétiques (ex. : mutations BRCA1 et BRCA2).
Exposition aux agents cancérigènes (substances chimiques, radiations, virus - ex. : tabagisme pour le cancer du poumon).
Infections virales (ex. : virus du papillome humain ou Virus de l'Hépatite B).
Facteurs environnementaux (ex. : exposition à des radiations ionisantes).
Mode de vie (alimentation déséquilibrée, consommation excessive d'alcool, manque d'exercice physique, obésité).
Âge (augmentation du risque de mutations génétiques avec le temps).
10 Citez au moins six mesures préventives pour réduire le risque de développer des oncogènes et de cancer.
Adopter une alimentation équilibrée (fruits, légumes, grains entiers, protéines maigres ; limiter aliments transformés et riches en sucre).
Pratiquer une activité physique régulière.
Arrêter de fumer.
Limiter la consommation d'alcool (maximum 10 verres par semaine).
Protéger sa peau du soleil (crème solaire, vêtements protecteurs, éviter exposition excessive).
Se faire vacciner (contre le papillomavirus humain et l'hépatite B).
Participer aux dépistages réguliers.
11Quels sont les deux grands types de cancer du poumon et leur prévalence approximative ?
Cancers bronchiques « non à petites cellules » (CBNPC) : Plus de 80% des cas, se développent plus lentement.
Cancers bronchiques « à petites cellules » (CBPC) : 15% des cas, évoluent rapidement et sont souvent diagnostiqués à un stade avancé avec des métastases.
12Quels sont les trois sous-types histologiques des Cancers Bronchiques Non à Petites Cellules (CBNPC) et leur fréquence approximative ?
Adénocarcinomes : 45% des cas (en augmentation), peuvent toucher les alvéoles pulmonaires.
Carcinomes épidermoïdes : 30-35% des cas, touchent principalement les grosses bronches.
Carcinomes à grandes cellules : 5-10% des cas, ont une croissance plus rapide.
13Le cancer du poumon fait-il l'objet d'un dépistage de santé publique en France ?
Non, il n'existe pas de dépistage de santé publique en France
14 Citez les cinq signes cliniques généraux du cancer du poumon
Toux (fréquemment inaugurale, souvent modifiée chez le fumeur).
Infections bronchiques à répétition.
Dyspnée (en cas de tumeur proximale).
Hémoptysie.(crachat de sang)
Douleur.
15Quels sont les signes cliniques qui caractérisent le Syndrome Cave Supérieur ?
Œdème en pèlerine.
Œdème facial et palpébral.
Turgescence jugulaire.
Circulation collatérale thoracique.
Érythrose ou cyanose faciale.
16 Qu'est-ce que le Syndrome de Pancoast-Tobias et quels sont ses signes cliniques ?
Il est lié à une tumeur de l'apex, et se caractérise par :
Lyse costale.
Envahissement corps vertébral.
Douleurs dans le territoire C8-D1.
17Quel est le principe d'un essai clinique « Ouvert » ?
Le participant à l'étude et le médecin connaissent le traitement attribué.
18 Quel est le principe d'un essai clinique « Simple aveugle » ?
Les participants ne savent pas à quel groupe ils appartiennent (rarement en cancérologie).
19Quel est le principe d'un essai clinique « Double aveugle » ?
Ni les patients ni les médecins ne savent quel traitement est attribué.
20 Quel est l'objectif principal des essais cliniques de Phase I ? Quel pourcentage de produits franchissent cette phase ?
Ils correspondent le plus souvent à la première administration d'un médicament à l'homme. 70% des produits testés franchissent le cap de la phase I.
21 Quel est l'objectif principal des essais cliniques de Phase II ? Quel pourcentage de produits franchissent cette phase ?
Ils ont pour objectif de confirmer l'activité clinique préliminaire et/ou pharmacologique du médicament à la dose recommandée. 30% des produits testés franchissent le cap de la phase II.
22Quel est l'objectif principal des essais cliniques de Phase III ? Quel pourcentage de produits sont retenus après cette phase ?
Ils sont destinés à comparer le nouveau médicament à un traitement standard afin de déterminer son efficacité (essais comparatifs). 70% à 90% des produits testés en phase III sont retenus.
23Quel est le nom donné aux essais cliniques de Phase IV, et quel est leur objectif ?
Essais post Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Les médicaments continuent à faire l'objet d'un suivi strict à long terme après leur commercialisation (pharmacovigilance).
24Quel est le rôle du Promoteur dans un essai clinique ?
Le promoteur est à l'origine de l'essai clinique et assume les responsabilités et le financement. Il sollicite l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) pour l'autorisation de développer une recherche sur une molécule.
25 Quel est le rôle de l'Investigateur dans un essai clinique ?
C'est souvent un médecin qui coordonne l'essai, délègue à l'Attaché de Recherche Clinique (ARC), à l'Infirmière Diplômée d'État de Recherche Clinique (IDE de RC) et à la pharmacie de l'hôpital. Il inclut les patients dans l'étude, est responsable en cas d'audit / inspection et communique les résultats pendant et après l'essai (5 ans maximum).
26 Quels sont les territoires lymphatiques drainés par le système lymphatique droit, via la Grande Veine Lymphatique ?
Hémithorax droit (côté droit de la cage thoracique, comme les poumons et la plèvre droite).
Membre supérieur droit.
Moitié droite de la tête et du cou (cuir chevelu, visage, et tissus profonds du cou du côté droit).
Partie droite du cœur
27 Où la Grande Veine Lymphatique débouche-t-elle dans le système veineux ?
Au niveau du confluent de la jugulaire interne droite et de la veine sous-clavière droite.
28Quel est le nom du plus grand vaisseau lymphatique du corps qui draine la majeure partie du corps ?
Le Canal Thoracique (ou Conduit Thoracique).
29 Quels sont les territoires lymphatiques drainés par le système lymphatique gauche, via le Canal Thoracique ?
Tout le reste du corps que le système lymphatique droit ne couvre pas, notamment :
Moitié gauche de la tête et du cou.
Hémithorax gauche.
Membre supérieur gauche.
Les deux membres inférieurs.
L'abdomen (organes digestifs).
Système profond du tronc, y compris les ganglions para-aortiques et pelviens.
30Où le Canal Thoracique se jette-t-il dans la circulation sanguine ?
Au niveau de l'angle veineux gauche, là où la veine jugulaire interne gauche rencontre la veine sous-clavière gauche.
31Où le Canal Thoracique prend-il son origine ?
Il commence dans l'abdomen, à partir de la citerne du chyle (ou Citerne de Pecquet) , un réservoir lymphatique situé devant les vertèbres lombaires.
32 Citez quatre diagnostics infirmiers psychologiques prévalents chez le patient en cancérologie.
Angoisse face à la mort , Anxiété , Pleurs , Choc , Déni , Colère , Perte d'espoir , Peur , Deuil , Image de soi perturbée , Diminution de l'estime de soi , Sentiment d'impuissance. (Réponse selon le choix, minimum 4).
33 Citez quatre diagnostics infirmiers physiques prévalents liés aux troubles digestifs.
Constipation , Diarrhées , Nausées/vomissement , Perte d'appétit/ Anorexie.
34Citez les diagnostics infirmiers liés à l'épuisement et aux difficultés d'autonomie.
Fatigue / Asthénie , Déficit de soin personnel (s'alimenter / se laver / se vêtir / utiliser les toilettes / effectuer les activités domestiques) , Insomnie.
35Citez deux diagnostics infirmiers concernant la dynamique familiale.
Dynamique familiale perturbée , Exercice du rôle parental perturbé.
36Définition de la neutropénie et trois signes cliniques associés.
Baisse des polynucléaires neutrophiles. Signes cliniques : fièvre, hypothermie, frissons, douleurs articulaires, céphalées, dyspnée, éruptions cutanées, cystite, aphtes, mucites, ulcère gastrique, ulcération de la muqueuse vaginale (minimum 3 au choix).
37Définition de l'anémie et trois signes cliniques associés.
Chute de l'hémoglobine ou baisse du nombre d'érythrocytes. Signes cliniques : asthénie, pâleur, essoufflement à l'effort, accélération du rythme cardiaque, céphalées (minimum 3 au choix).
38 Définition de la thrombopénie et trois signes cliniques associés.
Chute du taux de plaquettes sanguin. Signes cliniques : risque hémorragies (dont digestifs), purpura, ecchymoses, épistaxis, pétéchies (minimum 3 au choix).
39Définition du Lymphome et quatre signes cliniques associés.
Prolifération maligne monoclonale de cellules lymphoïdes. Signes cliniques : Adénopathies asymétriques indolores, splénomégalie, fièvre, amaigrissement, sueurs, déficit immunitaire (minimum 4 au choix).
40Définition de la Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC) et quatre signes cliniques associés.
Prolifération maligne de cellules blastiques. Signes cliniques : Fatigue, fièvre, anémie, thrombopénie (dont hématomes), adénopathie, splénomégalie, hépatomégalie, déficit immunitaire (minimum 4 au choix).
41Définition du Myélome Multiple et trois signes cliniques associés.
Prolifération médullaire maligne de plasmocytes et sécrétion d'immunoglobulines monoclonales. Signes cliniques : Lyse osseuse, Hypercalcémie, douleurs osseuses, fracture spontanée, Insuffisance rénale, anémie (minimum 3 au choix).
42 Quelle loi régit le dispositif d'annonce, et quel en est l'article clé ?
Loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 37. (Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires - HPST - de 2009, article 37) .
43 Quel est l'objectif de l'article 37 de la Loi HPST de 2009 ?
Il oblige spécifiquement les hôpitaux à mieux communiquer les informations médicales aux médecins et soignants de ville pour garantir la continuité des soins du patient après sa sortie.
44Quel est le principe fondamental du dispositif d'annonce concernant le patient atteint de cancer ?
Tout patient atteint de cancer doit pouvoir bénéficier au début de sa maladie, ou en cas de récidive, d'un dispositif d'annonce organisé.
45 Quels sont les quatre grands principes du dispositif d'annonce ?
Doit être mis en place dans tous les établissements traitants des patients atteints de cancer (oncologie/hématologie et pluridisciplinaire).
Tout patient atteint de cancer doit pouvoir bénéficier d'un dispositif d'annonce organisé.
Coordination interprofessionnelle (aide-soignante / psychologue / diététicienne) avec accès aux soins de support.
Coordination entre la médecine de ville et les établissements privés et publics.
46 Quels sont les quatre temps du dispositif d'annonce ?
Le Temps Médical.
Le Temps d'Accompagnement Soignant (ou Consultation Infirmière).
L'Accès à une Équipe Impliquée dans les Soins de Support.
Le Temps d'Articulation avec le Médecin de Ville.
47 Quel est le rôle du médecin pendant le Temps Médical ?
Annonce du diagnostic, proposition de stratégie thérapeutique (discutée en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire - RCP). Il s'assure de la bonne compréhension des données et met en place un Programme Personnalisé de Soins (PPS). Ce temps est réalisé par un médecin acteur du traitement (oncologue, hématologue) et est le moment fondateur de la confiance.
48 Quel est le rôle de l'Infirmière Diplômée d'État (IDE) pendant le Temps d'Accompagnement Soignant (consultation infirmière) ? Est-ce obligatoire ?
Objectif d'écouter le patient, de reformuler ce qui a été dit, de compléter les informations reçues, de préciser le déroulement des soins. Elle aborde la question du conjoint, des proches, oriente vers d'autres professionnels (assistant social, psychologue...) et répond aux questions/inquiétudes sur les thérapeutiques/matériel. Ce temps n'est pas obligatoire, et le rôle d'écoute est fondamental.
49 Qui doit être informé en temps réel concernant le parcours de soins du patient et pourquoi ? (Temps d'Articulation avec le Médecin de Ville)
Le médecin traitant doit être informé en temps réel. Il est l'interlocuteur privilégié et est associé au parcours de soins car c'est souvent lui qui assurera les soins entre les hospitalisations.
50 Quel est le rôle de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) ?
Elle permet d'élaborer le Programme Personnalisé de Soins (PPS). Elle doit être composée de médecins de différentes spécialités et doit avoir lieu à chaque nouvelle stratégie thérapeutique envisagée.
51Qui prend la décision finale du traitement proposé en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) ?
Le médecin référent décide au final du traitement proposé en RCP.
52Que signifie l'acronyme T N M dans la classification du même nom ?
T : Tumeur primitive (ou Taille de la tumeur, envahissement local).
N : Ganglions régionaux (ou nombre, localisation des adénopathies).
M : Métastases à distance (ou Présence de métastases).
53Définition et but d'un traitement néoadjuvant. Donnez un exemple.
Traitement qui précède un traitement principal. Le but est le plus souvent de réduire la taille de la tumeur avant de pratiquer une opération chirurgicale ou une radiothérapie, les rendant ainsi plus faciles. Exemple : chimiothérapie avant la chirurgie, afin de réduire la zone opératoire et les risques immédiats associés (hémorragiques, infectieux).
54 Définition et but d'un traitement adjuvant. Donnez un exemple.
Traitement en complément du traitement principal en vue de prévenir un risque de récidive. Exemple : chimiothérapie après la chirurgie afin de supprimer au maximum les cellules cancéreuses résiduelles.
55Quels sont les facteurs de risque du cancer du col de l'utérus ?
Partenaires multiples, Rapports précoces, Infections sexuellement transmissibles, Immunodépression, Tabagisme.
56Quels sont les quatre moyens de prévention du cancer du col de l'utérus ?
Prévention des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).
Vaccination anti-Virus du Papillome Humain (HPV) des Filles et garçons de préférence avant les premiers rapports.
Frottis cervical de dépistage de 25 à 30 ans.
Test HPV de 30 à 65 ans.
57 Quel est le double rôle de la chirurgie réparatrice ou reconstructrice post-cancer ?
Rétablir l'aspect physique (ex. : reconstruction mammaire, reconstruction du visage après une chirurgie de la face…).
Atténuer les effets secondaires d'autres traitements (après une radiothérapie par exemple).
58Quels sont les principaux facteurs de risque des cancers Otorhinolaryngologiques (ORL) ?
Tabagisme, alcoolisme et l'association des deux , Mauvaise hygiène bucco-dentaire , La poussière de bois (reconnue maladie professionnelle pour les cancers du cavum) , Le Papillomavirus.
59Définition de la trachéotomie.
Ouverture temporaire de la trachée cervicale à la peau ou incision chirurgicale dans la trachée haute sous le larynx destinée à rétablir le passage de l'air et permettant une intubation.
60déf de la trachéostomie
Abouchement définitif de la trachée à la peau.
61Quelle est la fonction de la trachéostomie
Uniquement en ventilation spontanée ET en l'absence de fausses routes salivaires. Elle permet le passage de l'air vers le pharynx, facilitant la phonation et la respiration par les voies naturelles.
62 Quelles sont les indications pour gonfler le ballonnet d'une canule ?
Fausses routes et gros problème de déglutition (une fois gonflée, elle protège l'arbre trachéo-bronchique de la salive en l'étanchéifiant) , Lorsqu'une ventilation assistée est nécessaire.
63Citez au moins cinq signes cliniques évocateurs du cancer du côlon.
Souvent longtemps asymptomatique , Rectorragie, méléna , Syndrome rectal (besoin impérieux et fréquents avec émission de glaires sanglantes afécales) , Douleurs abdominales d'apparition récente , Troubles du transit d'apparition récente ou modification récente de troubles du transit anciens (constipation ou diarrhées) , Anémie ferriprive , Altération de l'état général (perte de poids, diminution d'appétit, asthénie) , Palpation de la tumeur au toucher rectal , Foie augmenté de taille du fait de métastases
64 Quelle est la principale complication locale liée à la tumeur du côlon ?
Occlusion
65 Citez les deux types de kystes fonctionnels de l'ovaire.
Folliculaire , Lutéal (du corps jaune).
66Citez les trois types de kystes organiques de l'ovaire.
Épithéliale, germinale, stromale.
67 Citez trois signes cliniques généraux des kystes ovariens.
Pesanteur pelvienne , signes de compression (vessie/côlon) , métrorragie , troubles de cycle.
68Citez trois signes cliniques de malignité des cancers ovariens.
Altération de l'État Général (AEG) , Augmentation du périmètre abdominal (ascite) , Troubles respiratoires (épanchement pleural).
69Citez au moins cinq conseils à donner à un patient sous radiothérapie concernant l'habillement et le lavage de la zone traitée.
Porter des vêtements amples pour éviter les frottements, éviter les matières synthétiques.
Utiliser du savon surgras.
Laver doucement la zone traitée avec de l'eau tiède.
Éviter les bains, le sauna et l'eau chaude.
Sécher en tamponnant, ne pas frotter.
Éviter les déodorants et autres produits parfumés ou alcoolisés.
70Quels sont les conseils à donner à un patient sous radiothérapie concernant l'hydratation de la peau et l'exposition au soleil ?
Maintenir la peau hydratée avec une crème non grasse. Ne pas mettre de crème dans les quatre à six heures précédant la séance.
Ne pas s'exposer au soleil pendant le traitement et un an après.
Ne rien mettre sur la peau sans avis médical ou paramédical (huiles essentielles, cataplasme aux herbes, recette de la voisine, dentifrice, peaux de bananes...).
71 Quels sont les conseils alimentaires et d'hygiène buccale à donner en cas d'inflammation des muqueuses (mucite, aphtes) dans la bouche ?
Boire beaucoup.
Manger froid, des aliments mixés et moelleux.
Éviter noix, gruyère, ananas, tomates qui favorisent les aphtes.
Faire des bains de bouche.
Utiliser une brosse à dents souple, ou du dentifrice spécial qui ne pique pas.
Les glaçons et la glace soulagent.
Éviter le tabac et l'alcool.
72 Quels sont les conseils alimentaires et posturaux à donner en cas de brûlures d'estomac ?
Éviter les aliments épicés, acides (agrumes et tomates).
Éviter le lait et le café qui augmentent la sécrétion de suc gastrique.
Surélever la tête de son lit pour éviter les remontées acides de l'œsophage.
Manger en position assise et rester assis ou debout 15 à 20 minutes après.
73Qu'est-ce que le lymphœdème et quelle en est la cause ?
C'est une complication tardive de type gonflement. Il se produit lorsqu'un curage ganglionnaire a été réalisé, rendant la circulation de la lymphe plus difficile et entraînant une accumulation de la lymphe dans les tissus.
74Quels types de vêtements et accessoires le patient atteint de lymphœdème du bras doit-il éviter ?
Les bijoux qui serrent (bagues, bracelets, montres) , les manches à élastiques , les bretelles de soutien-gorge et armatures trop fines ou trop serrées qui ont un effet garrot , ne pas porter de vêtements qui compriment.
75Quelles procédures sont formellement interdites du côté du bras opéré pour un patient porteur d'un lymphœdème ?
La mesure de la pression artérielle , le prélèvement veineux , l'injection intraveineuse , ne pas ponctionner, ne pas poser de garrot.
76Citez trois autres conseils à donner à un patient atteint d'un lymphœdème du bras (en plus des procédures interdites et des vêtements).
Éviter de comprimer le bras.
Éviter de dormir du côté opéré.
Porter des manches longues, vêtements en fibre naturelle.
Ne pas cogner le membre.
Laver à l'eau et au savon de Marseille, ne pas mettre de parfum.
Éviter l'exposition au soleil.
Pour un voyage en avion de plus de 6 heures, il est parfois conseillé de porter un manchon de contention pour améliorer le drainage du bras et de boire beaucoup d'eau.
77Qu'est-ce que l'aplasie, et quels sont les trois principaux risques liés à celle-ci ?
L'aplasie est la diminution des globules blancs, globules rouges et plaquettes. Les risques sont :
Risque d'infection.
Risque hémorragique.
Risque de douleur (notamment mucite).
78 Citez les quatre types d'infections opportunistes en cas d'aplasie et un exemple de mesure de protection.
Bactériennes, fongiques, virales, parasitaires. Exemple de mesure de protection : Isolement protecteur (chambre à flux laminaire, alimentation stérile, décontamination digestive, règles d'hygiène spécifiques).
79Citez quatre signes d'hémorragie spontanée en cas de thrombopénie liée à l'aplasie.
Épistaxis , Gingivorragies , Ecchymoses , Hématomes.
80Définition de la mucite.
Inflammation aiguë des muqueuses de la bouche et/ou du reste du tube digestif.
81Quels sont les trois autres risques importants, en plus de l'infection, l'hémorragie et la douleur, liés à l'aplasie ?
Risque de déséquilibre électrolytique , Risque de dénutrition , Risque d'atteinte à l'intégrité de la peau.
82Quelles sont les six étapes du processus thérapeutique des CAR-T cells ?
Collecte des lymphocytes T.
Modification génétique (introduction du gène CAR).
Multiplication des CAR-T cells.
Chimiothérapie.
Injection des CAR-T cells.
Destruction des cellules cancéreuses
83Quel est le nombre de mastectomies réalisées par an (chiffre donné) ?
20 000 par an
84Quel est le triple impact sur une patiente après une mastectomie ?
physique, psychique et sociale
85Quel est le pourcentage de reconstructions mammaires réalisées (immédiates ou différées) ?
10 à 20%
86Citez les trois objectifs des interventions de chirurgie plastique du sein.
1. Volume & projection ; 2. Symétrie ; 3. Mamelon & aréole.
87Quel est l'impact de la reconstruction mammaire sur le risque de récidive du cancer ?
Le risque de récidive est le même (avec ou sans reconstruction).
88La reconstruction mammaire entraîne-t-elle un retard de détection d'une récidive locale ?
Non, il n'existe pas de retard de détection.
89Quel est le premier grand type de reconstruction mammaire mentionné (matériau implanté) ?
Les reconstructions par prothèse (ou implant).
90Citez les deux sous-catégories de reconstructions autologues.
Par transferts des muscles/lambeaux et par transfert graisseux (lipolifting).
91Nommez au moins trois muscles/sites donneurs utilisés pour les transferts de lambeaux autologues.
Grand dorsal, lambeaux abdominaux, lambeaux de gracilis, lambeaux du fessier.
92Quel est le terme utilisé pour la reconstruction par transfert graisseux ?
lipolifting
93Quelles sont les trois techniques pour la reconstruction du mamelon ?
Greffe, lambeaux et tatouage.
94Quelles sont les deux techniques pour la reconstruction de l'aréole
greffe et tatouage
95Quel rang occupe le cancer colorectal en termes de fréquence chez la femme en France ?
Le 2e rang (après celui du sein).
96Environ quel pourcentage de l'ensemble des cancers en France représente le cancer colorectal ?
15%
97À partir de quel âge le risque de cancer colorectal augmente-t-il fortement ?
Le risque augmente fortement à partir de 45-50 ans.
98Citez deux Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (M.I.C.I.) qui sont des facteurs de risque de cancer colorectal.
La maladie de Crohn ou la rectocolite ulcéro-hémorragique.
99Quelle maladie génétique, de transmission autosomique dominante, se caractérise par une cancérisation inéluctable des polypes avant 35 ans ?
La Polypose recto-colique familiale.
100Citez trois habitudes de vie (facteurs modifiables) qui augmentent le risque de cancer colorectal.
Régime alimentaire riche en graisses, charcuterie et viande rouge, sédentarité et surpoids, tabac et alcool.
101Quel est le nom de la lésion précancéreuse (polype) et combien de temps prend généralement son évolution en cancer ?
L'adénome, qui évolue en cancer en 10 à 15 ans.
102Citez trois signes cliniques digestifs évocateurs de la présence d'une tumeur dans le côlon ou le rectum.
Hémorragies digestives basses (recto-ragies, méléna), Troubles du transit (constipation ou diarrhées d'apparition ou de modification récente), Syndrome rectal (ténesme, émission de glaires sanglantes).
103Quel signe biologique est fréquemment retrouvé, et souvent inexpliqué, dans le diagnostic d'un cancer colorectal ?
Une Anémie ferriprive (carence en fer).
104Quel signe physique peut suggérer la présence de métastases au foie lors de l'examen clinique ?
Un Foie augmenté de taille.
105Quel est l'examen de référence indispensable pour le diagnostic, permettant la localisation de la lésion et la réalisation des biopsies ? (colon rectal)
La coloscopie
106Quel examen d'imagerie est essentiel pour le bilan d'extension à distance, notamment pour la recherche de métastases au foie et aux poumons ?
Le Scanner thoraco-abdominal et pelvien.
107Quels deux examens spécifiques sont utilisés pour évaluer l'extension locale d'un cancer du rectum ?
L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pelvienne et l'écho-endoscopie.
108Quel est le seul traitement curatif pour les cancers colorectaux non métastatiques ?
la chirurgie
109Comment nomme-t-on la chimiothérapie administrée avant la chirurgie (par exemple, pour diminuer la taille d'une tumeur du rectum) ?
La chimiothérapie néo-adjuvante.
110Quelle procédure chirurgicale (ablation et stomie définitive) est nécessaire si la tumeur du rectum est trop basse et que le sphincter anal ne peut être conservé ?
Une amputation abdomino-périnéale avec stomie définitive.
111Quel est l'âge de la population ciblée par le dépistage organisé du cancer colorectal en France ?
Les personnes de 50 à 74 ans.
112Quel est le nom du test proposé tous les deux ans dans le cadre du dépistage organisé ?
TEST ADECA
113Quelle est la conduite à tenir indispensable lorsque ce test adeca de dépistage se révèle positif ?
La réalisation d'une coloscopie pour rechercher l'origine du saignement.