1Qu’est-ce que l’approche behavioriste met en avant ?
Les comportements acquis par apprentissage
2Qu’est-ce que l’approche éthologique met en avant ?
Les comportements innés et une observation naturaliste
3Quel scientifique est à l’origine du conditionnement classique ?
Ivan Pavlov
4Quel est le paradigme principal de Watson ?
Le paradigme Stimulus-Réponse
5Quel type de conditionnement Skinner décrit-il ?
Le conditionnement opérant
6Quel est un des reproches faits au behaviorisme ?
Tous les comportements ne peuvent pas s’expliquer par S-R-C
7Quel naturaliste a posé les bases de l’étude du comportement ?
Charles Darwin
8Comment s’appelle le “monde propre” de l’animal selon von Uexküll ?
L’Umwelt
9Qui sont les deux fondateurs de l’éthologie récompensés par un Nobel en 1973 ?
Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen
10Quels sont les 4 niveaux d’analyse du comportement selon Tinbergen ?
Causal, fonctionnel, ontogénétique, phylogénétique
11Qu’est-ce que le phénomène d’empreinte décrit par Lorenz ?
Une disposition innée à apprendre des comportements durant une période sensible
12Quel psychanalyste applique l’éthologie au comportement humain ?
John Bowlby
13Qu’est-ce qu’un comportement inné ?
Un comportement indépendant de l’expérience
14Qu’est-ce qu’un comportement acquis ?
Un comportement issu de l’apprentissage et de l’expérience
15Que montre l’étude des tisserins par Friedman et Loveridge ?
La présence de comportements instinctifs
16Qu’est-ce qu’un “universel” selon Eibl-Eibesfeldt ?
Un comportement présent dans toutes les cultures
17Quel est l’état d’éveil du nourrisson favorable à l’interaction ?
L’éveil alerte
18À quel âge apparaît le sourire social ?
Vers 1 mois et demi
19Qu’est-ce qui influence le développement du sourire social ?
La réponse de l’environnement social
20Qu’influence la réponse de l’adulte sur les vocalisations ?
Leur développement et leur complexification
21Quel comportement d’imitation apparaît très tôt chez le nouveau-né ?
L’imitation des mouvements buccaux
22Quel principe interactif est observé lors des repas ?
Le “chacun son tour”
23Quel type d’adulte favorise une dynamique relationnelle positive ?
L’adulte attentif
24Que montre l’exploration visuelle précoce ?
Une réponse différenciée aux objets animés et inanimés
25De quoi dépend le développement moteur du nourrisson ?
De la maturation génétique et de la stimulation environnementale
26Quelle émotion fait partie des émotions fondamentales ?
La joie (ou peur, colère, tristesse, surprise, dégoût)
27À quel âge le bébé distingue joie et colère ?
Vers 4 à 5 mois
28Quel est le principe du modèle de régulation mutuelle de Tronick ?
Chaque partenaire ajuste ses comportements à ceux de l’autre
29Que se passe-t-il lors de la phase “mère impassible” ?
Le bébé montre étonnement, évitement, plaintes et pleurs
30Quelles réponses de l’adulte favorisent un bon développement émotionnel ?
La reconnaissance, la réactivité et la stabilité
31Quelles stratégies développe l’enfant en cas de manque de réponses adaptées ?
Des stratégies d’évitement comme le retrait relationnel
32Que retenir du développement émotionnel du bébé ?
Il dépend fortement de la réponse de l’environnement social
33Quels sont les deux chercheurs à l’origine des prémisses de la théorie de l’attachement ?
Harlow et Bowlby
34Que montrent les expériences de Harlow sur les poupées substituts ?
Le besoin de contact prime sur le besoin alimentaire
35Dans le test de la peur de Harlow, vers quelle poupée le petit singe se tourne-t-il ?
La poupée de tissu
36Que révèle l’isolement total chez les singes selon Harlow ?
De graves difficultés de socialisation
37Quel phénomène Spitz décrit-il chez les enfants privés de relations affectives ?
Le syndrome d’hospitalisme
38Quelles sont les trois phases de l’hospitalisme ?
Protestation, désespoir, détachement
39Quel résultat majeur ressort de l’étude de Bowlby sur les 44 jeunes délinquants ?
Les séparations prolongées de la mère sont liées à des troubles affectifs
40Que montre le documentaire "Une enfant de deux ans va à l’hôpital" ?
L’impact des séparations sur la détresse et le développement de l’enfant
41Que sont les comportements de pré-attachement ?
Des comportements innés visant à attirer, maintenir le contact et communiquer
42Selon Bowlby, quelle est la fonction principale de la figure d’attachement ?
Fournir sécurité et réconfort
43Qu’est-ce que la base de sécurité ?
Le point d’appui permettant à l’enfant d’explorer son environnement
44Quel est le principe du système attachement–exploration ?
Plus l’enfant se sent en sécurité, plus il explore
45Quel est l’objectif de la Situation étrange d’Ainsworth ?
Évaluer l’utilisation du parent comme base de sécurité en situation de stress
46Combien d’épisodes comporte la Situation étrange ?
Huit
47Quel comportement indique un attachement sécurisant ?
L’enfant est réconforté rapidement au retour du parent
48Quel comportement caractérise un attachement évitant ?
L’enfant évite le parent et privilégie l’exploration
49Quel comportement caractérise un attachement ambivalent ?
L’enfant recherche le contact mais montre de la résistance
50Quel comportement caractérise un attachement désorganisé ?
Des comportements contradictoires ou figés face au parent
51Quel type de parent est associé à un attachement évitant ?
Souvent insensible ou rejetant
52Quel type de parent est associé à un attachement ambivalent ?
Inconstant dans ses réponses
53Quel type de parent est associé à un attachement désorganisé ?
Effrayant, incohérent ou maltraitant
54Qu’est-ce que la double motivation observée dans l’attachement désorganisé ?
Approche du parent tout en montrant peur ou désorientation
55Qu’est-ce qu’un attachement contrôlant punitif ?
L’enfant domine ou agresse le parent
56Qu’est-ce qu’un attachement contrôlant attentionné ?
L’enfant s’occupe excessivement du parent
57Selon la théorie, à quoi sont adaptées les stratégies d’attachement de l’enfant ?
Aux réponses de son parent
58Qu’affirme la théorie de l’attachement sur la relation ?
C’est la relation qui est sécurisante ou non, pas l’enfant
59Les enfants ont-ils plusieurs figures d’attachement ?
Oui, avec une hiérarchie
60Quelles sont les conséquences d’un attachement sécurisant ?
Meilleure empathie, prosocialité, estime de soi et cognition
61Quelles sont les prédictions intergénérationnelles de la théorie ?
Le type d’attachement tend à se transmettre
62Quel est le principe de l’approche vidéo-feedback ?
Valoriser les forces parentales à partir de situations filmées
63Quel est un bénéfice de l’approche vidéo-feedback ?
Augmenter l’estime parentale et l’engagement dans l’intervention
64Quelles interactions caractérisent la relation mère-enfant ?
Interactions verbales, calmes, centrées sur les objets
65Quelles interactions caractérisent la relation père-enfant ?
Interactions physiques, imprévisibles et stimulantes
66Qu’est-ce qu’un jeu turbulent parent-enfant ?
Un jeu excitant et déstabilisant comme la bataille ou les chatouilles
67Quels indices définissent un jeu turbulent de qualité ?
Engagement physique, affects positifs, sensibilité et contrôle parental
68Quels comportements distinguent les jeux de bataille d’une vraie bataille ?
Affects positifs, alternance des rôles, absence de blessure, contexte ludique
69À quoi servent les jeux de bataille parent-enfant ?
À développer régulation émotionnelle, confiance et affirmation de soi
70Quel rôle joue le père selon Le Camus (1995) ?
Catalyseur de prise de risque et d’autonomisation
71Que vise la relation d’activation ?
Répondre au besoin de l’enfant d’être stimulé et d’apprendre à prendre des risques
72Avec quelle dimension de la théorie de l’attachement la relation d’activation est-elle liée ?
La dimension exploratoire de la balance attachement-exploration
73Quelle est la base de sécurité dans la relation d’attachement ?
Un contexte de soin et d’apaisement
74Quelle est la base de stimulation dans la relation d’activation ?
Un contexte de jeux et de prise de risque contrôlée
75Les rôles de base de sécurité et de base de stimulation sont-ils spécifiques à un parent ?
Non, les deux parents peuvent jouer l’un ou l’autre rôle
76Qu’est-ce que la situation risquée ?
Une procédure pour observer l’activation en exposant l’enfant à des risques sociaux et physiques
77Quels sont les trois types de relation d’activation ?
Sous-activée, activée, sur-activée
78Qu’est-ce qu’une relation sous-activée ?
L’enfant hyposociable, prudent, n’explore pas; parent trop contrôlant
79Qu’est-ce qu’une relation activée ?
Enfant sociable, prudent, explorateur; parent encourageant et sécurisant
80Qu’est-ce qu’une relation sur-activée ?
Enfant téméraire, imprudent; parent laxiste ou coercitif
81Quelle relation d’activation est associée aux problèmes intériorisés ?
La relation sous-activée
82Quelle relation d’activation est associée aux problèmes extériorisés ?
La relation sur-activée
83Comment évalue-t-on l’activation pendant les jeux libres ?
Avec une grille de 7 critères pour le parent et l’enfant
84Quels critères observe-t-on chez l’enfant durant les jeux libres ?
Adhésion, plaisir, centre d’intérêt, demande de réconfort (et protestation chez 1–2 ans)
85Quels critères observe-t-on chez le parent dans les jeux libres ?
Stimulation, régulation, contrôle
86À quel âge utilise-t-on la grille d’évaluation des jeux libres ?
Entre 1–2 ans et 2,5–5 ans selon la version
87Quel lien existe entre jeux turbulents et relation d’activation ?
Une relation activée est associée à davantage de jeux turbulents
88Pourquoi une théorie spécifique à la relation père-enfant ?
Parce que la situation étrange n’évalue pas bien la spécificité du rôle paternel
89Les enfants s’attachent-ils au père comme à la mère ?
Oui, mais la relation se manifeste différemment selon le contexte
90Quel changement sociétal a favorisé les recherches sur la relation père-enfant ?
L’augmentation de la participation des femmes au travail
91De quoi ont besoin les nourrissons selon la complémentarité attachement–activation ?
Autant de sécurité que de stimulation
92Que doit faire l’intervenant dans une évaluation de jeux libres ?
Demander au parent de jouer normalement et de faire rire l’enfant
93Qu’est-ce que le soi ?
L’ensemble des caractéristiques physiques et psychologiques propres à chaque individu
94Quels sont les deux aspects du concept de soi selon Lewis ?
Le moi existentiel et le moi différentiel
95À quel âge se développe le moi existentiel ?
De la période fœtale jusqu’à environ 15/16 mois
96À quoi renvoie le moi existentiel ?
À une connaissance expérientielle de soi basée sur les sensations et interactions
97Quelle est la fonction du moi existentiel ?
Comprendre qu’on est une personne distincte des autres
98Quelles sont les trois étapes principales du moi existentiel ?
Entité différenciée, entité agente, entité située
99Qu’est-ce que le toucher double ?
Percevoir simultanément la sensation de sa main et de la zone touchée
100Que montre le réflexe des points cardinaux chez le nouveau-né ?
Il distingue une stimulation auto-induite d’une stimulation extérieure
101Qu’est-ce qu’une entité agente ?
La capacité à comprendre que ses actions produisent des effets sur l’environnement
102À quel âge émerge l’entité agente ?
Entre 1 et 2 mois
103Quel phénomène illustre l’émergence de l’entité agente ?
Les protoconversations (tour de rôle, sourire social, vocalisations)
104Quel est le résultat des expériences de tétines musicales de Rochat & Striano ?
Les bébés modulent la succion selon les effets produits : ils savent qu’ils sont agents
105Qu’est-ce qu’une entité située ?
La compréhension de sa place dans l’espace par rapport aux objets et aux personnes
106Quels sont les deux événements clés à 8 mois ?
L’angoisse de séparation et la permanence de l’objet
107Qu’est-ce que la permanence de l’objet ?
Comprendre qu’un objet existe même lorsqu’il n’est plus visible
108Quand apparaît l’angoisse de séparation ?
Vers 8 mois
109Qu’est-ce que l’attention conjointe ?
Le partage d’attention et d’émotion entre deux partenaires envers un troisième élément
110À quel âge l’attention conjointe devient-elle notable ?
Vers 9 mois, avec un sommet à 18 mois
111Quel comportement à 14 mois montre les débuts de collaboration ?
Demander de l’aide lorsqu’on ne parvient pas à résoudre un problème
112Que montre la sélection d’aide à 18 mois ?
L’enfant choisit la personne la plus compétente : conscience de soi et des autres
113Qu’est-ce que la reconnaissance de soi ?
Se reconnaître dans un miroir ou une photo comme une représentation de soi
114Quel test évalue la reconnaissance de soi ?
Le test du point rouge (Lewis & Brooks-Gunn)
115À quel âge la reconnaissance de soi apparaît-elle ?
Entre 18 et 24 mois
116Qu’indiquent les comportements d’embarras face au miroir ?
L’émergence d’une coconscience de soi incluant le regard de l’autre
117Quand l’enfant commence-t-il à se décrire lui-même ?
Vers 4–5 ans
118Quels éléments l’enfant utilise-t-il pour se décrire à 4–5 ans ?
Aspects extérieurs, comportements concrets, possessions, préférences
119Que rajoute l’enfant dans ses descriptions vers 6–7 ans ?
Des traits psychologiques et des liens logiques entre ses caractéristiques
120Qu’est-ce que l’estime de soi ?
Le jugement qu’un enfant porte sur lui-même
121Quel est un indicateur d’estime de soi élevée ?
Un faible écart entre ce que l’enfant veut être et ce qu’il pense être
122Qu’est-ce qu’une faible estime de soi ?
Une tendance à la dévalorisation ou à la survalorisation
123À quel âge l’estime de soi devient-elle plus réaliste ?
À partir de 7–8 ans
124Quel rôle jouent les interactions précoces dans l’estime de soi ?
Elles façonnent la conscience évaluative de l’enfant
125Quel lien existe-t-il entre attachement et estime de soi ?
Un attachement sécurisant favorise une estime de soi élevée
126Quel type d’attachement est associé à une faible estime de soi ?
Évitant, ambivalent ou désorganisé
127Quel lien entre relation d’activation et estime de soi ?
Une relation activée mène à une estime de soi élevée
128Que produit une relation sous-activée ?
Une faible estime de soi liée à un contrôle excessif du parent
129Que produit une relation sur-activée ?
Une faible estime de soi liée à un manque de régulation
130Quels domaines académiques sont le plus affectés par une faible estime de soi ?
Les mathématiques (planification, résolution de problème)
131Quel outil mesure l’estime de soi chez les 8–12 ans ?
Le Self Description Questionnaire (Marsh, 1988)
132Quelles dimensions le SDQ évalue-t-il ?
Dimensions non académiques, académiques et estime de soi globale
133Comment favoriser l’estime de soi de l’enfant ?
Par la valorisation, la socialisation et l’autonomie
134Quel piège éviter en valorisant un enfant ?
Le laisser-faire ou la surprotection
135Pourquoi des exigences trop élevées nuisent-elles à l’estime de soi ?
Elles créent de la pression et conduisent à la dévalorisation
136Quel est le principe de l’intervention relationnelle (Moss et al.) ?
Filmer l’interaction, visionner avec le parent, donner uniquement des rétroactions positives
137Quels sont les effets de l’intervention relationnelle ?
Augmenter l’estime de soi du parent, favoriser l’engagement et réduire la stigmatisation
138Quel risque entraîne la focalisation exclusive sur les troubles du comportement ?
La stigmatisation et le renforcement des difficultés (effet Pygmalion)
139Que produit une focalisation sur les forces d’un individu ?
Une augmentation de l’estime de soi et de ses compétences
140 Qu’est-ce que le soi ?
L’ensemble des caractéristiques physiques et psychologiques propres à chaque individu
141Quels sont les deux aspects du concept de soi selon Lewis ?
Le moi existentiel et le moi différentiel
142À quel âge se développe le moi existentiel ?
De la période fœtale jusqu’à environ 15/16 mois
143À quoi renvoie le moi existentiel ?
À une connaissance expérientielle de soi basée sur les sensations et interactions
144Quelle est la fonction du moi existentiel ?
Comprendre qu’on est une personne distincte des autres
145Quelles sont les trois étapes principales du moi existentiel ?
Entité différenciée, entité agente, entité située
146Qu’est-ce que le toucher double ?
Percevoir simultanément la sensation de sa main et de la zone touchée
147Que montre le réflexe des points cardinaux chez le nouveau-né ?
Il distingue une stimulation auto-induite d’une stimulation extérieure
148Qu’est-ce qu’une entité agente ?
La capacité à comprendre que ses actions produisent des effets sur l’environnement
149À quel âge émerge l’entité agente ?
Entre 1 et 2 mois
150Quel phénomène illustre l’émergence de l’entité agente ?
Les protoconversations (tour de rôle, sourire social, vocalisations)
151Quel est le résultat des expériences de tétines musicales de Rochat & Striano ?
Les bébés modulent la succion selon les effets produits : ils savent qu’ils sont agents
152Qu’est-ce qu’une entité située ?
La compréhension de sa place dans l’espace par rapport aux objets et aux personnes
153Quels sont les deux événements clés à 8 mois ?
L’angoisse de séparation et la permanence de l’objet
154Qu’est-ce que la permanence de l’objet ?
Comprendre qu’un objet existe même lorsqu’il n’est plus visible
155Quand apparaît l’angoisse de séparation ?
Vers 8 mois
156Qu’est-ce que l’attention conjointe ?
Le partage d’attention et d’émotion entre deux partenaires envers un troisième élément
157À quel âge l’attention conjointe devient-elle notable ?
Vers 9 mois, avec un sommet à 18 mois
158Quel comportement à 14 mois montre les débuts de collaboration ?
Demander de l’aide lorsqu’on ne parvient pas à résoudre un problème
159Que montre la sélection d’aide à 18 mois ?
L’enfant choisit la personne la plus compétente : conscience de soi et des autres
160Qu’est-ce que la reconnaissance de soi ?
Se reconnaître dans un miroir ou une photo comme une représentation de soi
161Quel test évalue la reconnaissance de soi ?
Le test du point rouge (Lewis & Brooks-Gunn)
162À quel âge la reconnaissance de soi apparaît-elle ?
Entre 18 et 24 mois
163Qu’indiquent les comportements d’embarras face au miroir ?
L’émergence d’une coconscience de soi incluant le regard de l’autre
164Quand l’enfant commence-t-il à se décrire lui-même ?
Vers 4–5 ans
165Quels éléments l’enfant utilise-t-il pour se décrire à 4–5 ans ?
Aspects extérieurs, comportements concrets, possessions, préférences
166Que rajoute l’enfant dans ses descriptions vers 6–7 ans ?
Des traits psychologiques et des liens logiques entre ses caractéristiques
167Qu’est-ce que l’estime de soi ?
Le jugement qu’un enfant porte sur lui-même
168Quel est un indicateur d’estime de soi élevée ?
Un faible écart entre ce que l’enfant veut être et ce qu’il pense être
169Qu’est-ce qu’une faible estime de soi ?
Une tendance à la dévalorisation ou à la survalorisation
170À quel âge l’estime de soi devient-elle plus réaliste ?
À partir de 7–8 ans
171Quel rôle jouent les interactions précoces dans l’estime de soi ?
Elles façonnent la conscience évaluative de l’enfant
172Quel lien existe-t-il entre attachement et estime de soi ?
Un attachement sécurisant favorise une estime de soi élevée
173Quel type d’attachement est associé à une faible estime de soi ?
Évitant, ambivalent ou désorganisé
174Quel lien entre relation d’activation et estime de soi ?
Une relation activée mène à une estime de soi élevée
175Que produit une relation sous-activée ?
Une faible estime de soi liée à un contrôle excessif du parent
176Que produit une relation sur-activée ?
Une faible estime de soi liée à un manque de régulation
177Quels domaines académiques sont le plus affectés par une faible estime de soi ?
Les mathématiques (planification, résolution de problème)
178Quel outil mesure l’estime de soi chez les 8–12 ans ?
Le Self Description Questionnaire (Marsh, 1988)
179Quelles dimensions le SDQ évalue-t-il ?
Dimensions non académiques, académiques et estime de soi globale
180Comment favoriser l’estime de soi de l’enfant ?
Par la valorisation, la socialisation et l’autonomie
181Quel piège éviter en valorisant un enfant ?
Le laisser-faire ou la surprotection
182Pourquoi des exigences trop élevées nuisent-elles à l’estime de soi ?
Elles créent de la pression et conduisent à la dévalorisation
183Quel est le principe de l’intervention relationnelle (Moss et al.) ?
Filmer l’interaction, visionner avec le parent, donner uniquement des rétroactions positives
184Quels sont les effets de l’intervention relationnelle ?
Augmenter l’estime de soi du parent, favoriser l’engagement et réduire la stigmatisation
185Quel risque entraîne la focalisation exclusive sur les troubles du comportement ?
La stigmatisation et le renforcement des difficultés (effet Pygmalion)
186Que produit une focalisation sur les forces d’un individu ?
Une augmentation de l’estime de soi et de ses compétences
187Qu’est-ce qu’un plan corrélationnel?
Un plan où le chercheur mesure deux variables pour déterminer si elles sont reliées.
188Quel est l’objectif d’un plan corrélationnel?
Évaluer la relation entre deux variables sans établir la cause.
189Quel outil statistique mesure la relation entre deux variables?
Le coefficient de corrélation r.
190Entre quelles valeurs varie le coefficient r?
Entre -1 et 1.
191Que représente la valeur absolue de r?
La force de la relation entre les deux variables.
192Que signifie un r positif?
Quand une variable augmente, l’autre augmente aussi.
193Que signifie un r négatif?
Quand une variable augmente, l’autre diminue.
194Pourquoi le plan corrélationnel ne permet-il pas d’établir la causalité?
Parce qu’il observe des relations sans manipuler les variables.
195Donne une hypothèse alternative expliquant la corrélation TV violente–agressivité.
Les enfants agressifs préfèrent les émissions violentes.
196Qu’est-ce que « l’effet cigogne »?
La confusion entre corrélation et causalité.
197Quel plan permet d’identifier une relation de cause à effet?
Le plan expérimental.
198Que fait l’expérimentateur dans un plan expérimental?
Il introduit un changement et mesure ses effets.
199Pourquoi les plans expérimentaux sont-ils souvent réalisés en laboratoire?
Pour contrôler rigoureusement les variables.
200Quel était le but de l’étude de Liebert et Baron (1972)?
Tester si regarder des vidéos violentes augmente l’agressivité des enfants.
201Comment mesurait-on l’agressivité dans l’étude de Liebert et Baron?
Par le nombre de pressions sur le bouton rouge.
202Quel résultat principal a montré Liebert et Baron?
Les enfants exposés à la vidéo violente étaient plus agressifs.
203Quelle critique majeure vise les expériences en laboratoire?
Le manque de validité écologique.
204Comment améliorer la validité écologique d’une étude expérimentale?
En réalisant des expériences de terrain.
205Quel était le but de l’étude de Leyens et al. (1975)?
Tester en milieu naturel l’effet de films violents sur l’agressivité.
206Que montre l’étude de Leyens et al.?
Les films violents augmentent l’agressivité, surtout chez les ados déjà agressifs.
207Qu’est-ce qu’une approche transversale?
Étudier différents groupes d’âges au même moment.
208Avantage principal de l’approche transversale?
Collecte rapide de nombreuses données développementales.
209Limite principale de l’approche transversale?
L’effet de cohorte.
210Qu’est-ce qu’une approche longitudinale?
Étudier les mêmes participants à plusieurs reprises.
211Un avantage de l’approche longitudinale?
Observer le développement individuel.
212Une limite de l’approche longitudinale?
Les études sont longues et coûteuses.
213Qu’est-ce qu’une approche séquentielle?
Combinaison des approches transversale et longitudinale.
214Avantage de l’approche séquentielle?
Elle permet d’identifier les effets de cohorte.
215Qu’est-ce qu’une approche interculturelle?
Comparer des enfants de cultures différentes.
216Que montre l’étude de Margaret Mead?
Les rôles sociaux varient selon les cultures et ne sont pas universels.
217Qu’est-ce que le préformationisme?
L’idée que l’être humain est déjà entièrement formé dans le spermatozoïde et ne fait que se développer par dilatation.
218Que pensait le préformationisme du rôle de l’œuf féminin?
Qu’il servait uniquement à nourrir l’homunculus.
219Qu’annonce le préformationisme malgré son erreur?
Les théories maturationnistes.
220Selon Gesell, qu’est-ce que le maturationnisme?
Le développement est déterminé par la maturation biologique sans influence de l’environnement.
221Quel argument soutient Gesell pour défendre le maturationnisme?
Le développement moteur suit le même ordre chez tous les enfants.
222Quel est le débat majeur du début du 20e siècle?
Inné (maturation) vs acquis (environnement).
223Qu’est-ce que le conditionnement classique?
L’apprentissage d’une association entre un stimulus neutre et un stimulus inconditionnel.
224Le conditionnement classique est-il possible chez le nouveau-né?
Oui, comme le montre l’étude de Lipsitt et Kaye.
225Que montre l’étude du petit Albert?
Les réactions de peur peuvent être acquises par conditionnement.
226Qu’est-ce que la désensibilisation systématique?
L’exposition progressive à un stimulus anxiogène tout en associant une expérience positive.
227Qu’est-ce que le conditionnement opérant?
Un apprentissage basé sur les conséquences des actions du sujet.
228Que fait le renforcement positif?
Il augmente la probabilité d’un comportement en ajoutant un stimulus plaisant.
229Que fait le renforcement négatif?
Il augmente la probabilité d’un comportement en retirant un stimulus aversif.
230Que fait la diminution positive?
Elle diminue un comportement en ajoutant un stimulus aversif.
231Que fait la diminution négative?
Elle diminue un comportement en retirant un stimulus plaisant.
232Que montre l’étude de Papousek?
Le conditionnement opérant apparaît très tôt chez le nouveau-né.
233Quel est le résultat clé de l’expérience de la poupée Bobo?
L’apprentissage peut se faire par simple observation.
234Selon l’expérience Bobo, la récompense est-elle nécessaire à l’apprentissage?
Non, l’observation suffit.
235Qu’est-ce qu’une limite des théories de l’apprentissage?
Elles n’expliquent pas les changements développementaux soudains et universels.
236Selon Piaget, l’origine du développement est…
L’interaction entre facteurs innés et environnementaux.
237Quelle critique est faite à Piaget?
Il se focalise trop sur l’environnement physique et pas assez sur le social.
238Quel est l’objectif de la théorie socioculturelle de Vygotsky?
Montrer comment la culture influence le développement de l’enfant.
239Comment les enfants apprennent-ils selon Vygotsky?
Par dialogues coopératifs avec des partenaires plus compétents.
240Qu’est-ce que la ZDP (zone de développement proximal)?
Ce que l’enfant peut faire avec l’aide d’un adulte ou d’un pair plus compétent.
241Selon les théories du traitement de l’information, à quoi l’esprit humain est-il comparable?
À un ordinateur.
242Qu’est-ce qui correspond au “hardware” dans l’esprit?
Le cerveau et le système nerveux.
243Qu’est-ce qui correspond au “software” dans l’esprit?
Les programmes permettant de traiter, stocker et récupérer l’information.
244Une critique des théories du traitement de l’information?
Elles sous-estiment la complexité humaine (émotions, créativité…).
245Pourquoi étudier les facteurs héréditaires et environnementaux ?
Pour comprendre l’origine des comportements et intervenir sur les facteurs influents
246Quels sont les deux grands facteurs expliquant nos comportements ?
La génétique et l’environnement
247Les facteurs génétiques et environnementaux sont-ils indépendants ?
Non, ils interagissent
248Quelle question posait l’expérience de Tryon (1942) ?
La performance dans un labyrinthe a-t-elle une origine génétique ?
249Comment Tryon a-t-il testé l’hérédité ?
En sélectionnant les rats les plus performants et les moins performants sur plusieurs générations
250Qu’a montré l’expérience de Tryon ?
Une part d’hérédité dans la réussite au labyrinthe
251L’expérience de Tryon prouve-t-elle une hérédité de l’intelligence ?
Non, seulement de caractéristiques spécifiques comme la motivation
252Qu’ont montré d’autres études animales ?
Une hérédité de comportements comme l’agressivité ou l’anxiété
253La transmission des acquis a-t-elle été observée dans l’expérience de Tryon ?
Non, les apprentissages parentaux ne sont pas transmis
254Quel type de traits acquis peut être transmis chez le rat ?
Certains effets du stress chez le père
255Que montre l’expérience de Cooper & Zubek (1958) ?
Une interaction entre génétique et milieu
256Quel est l’effet d’un milieu enrichi chez le rat ?
Amélioration des performances au labyrinthe
257Quand la génétique s’exprime-t-elle le mieux chez les rats performants ?
Dans un milieu moyen
258Que montrent les extrêmes (milieu très pauvre ou très riche) ?
Le milieu écrase l’effet génétique
259Quelle méthode est utilisée chez l’humain pour étudier la part génétique ?
Les études sur les jumeaux
260Quelle différence entre MZ et DZ ?
MZ ont le même génome, DZ partagent 50% de génome
261Si les MZ se ressemblent plus que les DZ, qu’en conclut-on ?
Une part génétique dans le trait étudié
262Que montrent les études sur le QI ?
Le QI a une forte composante génétique mais aussi une influence du milieu
263Que montrent les études sur la personnalité ?
Une part génétique mais plus faible que pour le QI
264Quels autres traits montrent une influence génétique ?
Délinquance, consommation d’alcool, certains troubles mentaux
265Quelle limite majeure des études sur jumeaux MZ vs DZ ?
Les MZ partagent souvent un environnement plus similaire
266Comment tester l’effet du milieu chez les MZ ?
Comparer MZ élevés ensemble et MZ élevés séparément
267Que montrent les MZ élevés séparément sur l’intelligence ?
Une forte ressemblance, donc un poids génétique important
268Pourquoi les MZ séparés peuvent-ils se ressembler plus que les MZ ensemble ?
Le paradoxe des jumeaux : ceux ensemble se différencient pour construire leur individualité
269Que montre l’étude de Scarr-Salapatek (1971) ?
Plus le milieu est défavorisé, moins la génétique s’exprime sur le QI
270Qu’est-ce que l’interaction hérédité–milieu ?
Le milieu module l’expression du patrimoine génétique
271Que montre la méta-analyse sur 2748 études ?
Les traits humains sont hérités en moyenne à 49%
272Quel est l’intérêt des études sur enfants adoptés ?
Distinguer l’impact du biologique et de l’environnement
273Que montre la corrélation QI–mère biologique ?
Le QI est plus lié à la mère biologique qu’à la mère adoptive
274Quelle limite majeure des études d’adoption ?
Influence prénatale et placement non totalement aléatoire
275Quand observe-t-on une influence du milieu chez les enfants adoptés ?
Lorsque les enfants ressemblent davantage à leur famille adoptive qu’à leur famille biologique
276Qu’est-ce que la personnalité selon l’approche générale du cours?
Un ensemble de dispositions internes, durables, influençant pensées, émotions et comportements dans de nombreuses situations.
277Depuis quand observe-t-on des différences stables entre individus?
Depuis l’Antiquité, bien avant la psychologie scientifique.
278Que proposait la théorie des humeurs de Hippocrate et Galien?
Quatre humeurs biologiques déterminent quatre tempéraments.
279Quel lien faisait la théorie des humeurs entre tempérament et biologie?
Les tempéraments étaient considérés comme innés et visibles dès l’enfance.
280Quel était l’objectif de la graphologie?
Relier la personnalité au style d’écriture.
281Qu’est-ce que la morphopsychologie selon Kretschmer?
Une théorie liant morphologie corporelle et traits pathologiques.
282Quel tempérament Kretschmer associait au type asthénique?
Introverti, sensible, à risque de schizophrénie.
283Quel tempérament Kretschmer associait au type pyknic?
Jovial, sociable mais instable, à risque de bipolarité.
284Qu’essayait de relier Sheldon (1942)?
Le développement embryonnaire, la morphologie et les tempéraments.
285Comment Le Senne (1945) définissait-il le caractère?
Comme un ensemble de dispositions congénitales formant une armature mentale.
286Selon Le Senne, de quoi la personnalité est-elle constituée?
Du caractère et des éléments acquis au cours de la vie.
287Quelle est l’origine étymologique du mot « personnalité »?
Les persona, masques du théâtre antique.
288Comment Allport (1937) définit-il la personnalité?
Une organisation dynamique de systèmes psychophysiques guidant pensées et comportements.
289Comment Eysenck définit-il la personnalité?
Une organisation durable du caractère, du tempérament, de l’intelligence et du physique.
290Quel est l’objectif de la personnalité selon Cattell?
Permettre de prédire le comportement dans une situation donnée.
291Que désigne une « disposition durable » en personnalité?
Une tendance interne stable orientant pensées, émotions et actions.
292Pourquoi peut-on créer des listes de traits de personnalité?
Parce qu’il existe des similitudes régulières entre individus malgré les différences.
293Qu’ajoute la définition plus actuelle de Carver & Scheier?
La personnalité est un processus dynamique, flexible, orienté par l’interaction avec la situation.
294Quelle critique majeure Mischel adresse-t-il en 1968?
La personnalité ne prédit pas rigidement le comportement dans toutes les situations.
295Quel exemple illustre la critique de Mischel?
Une personne introvertie peut devenir extravertie dans un contexte sécurisant.
296Selon les critiques, la personnalité agit-elle indépendamment de l’environnement?
Non, elle interagit constamment avec les caractéristiques de la situation.
297Quelle approche propose Mischel & Shoda (1998)?
Le « cognitive-affective personality system », une vision dynamique de la personnalité.
298Différence approche théorique / athéorique
Théorique = guidée par un modèle ; athéorique = fondée sur données empiriques
299Personnalité normale vs pathologique
Normale (ex : Jung), Pathologique (ex : Freud)
300Approche par types
Classe les individus en catégories qualitatives