1De quoi est composé le terme psychologie ?
du grec psyché (âme) et logos (discours)
2La psychologie apparaît quand ?
au XVIIe siècle
3Qu’est-ce que la psychologie ?
un discours rationnel sur l’âme humaine, une discupline qui associe approche relationnelle et experience psychique
4Que développe la psychologie ?
des méthodes, théories et pratiques
5Que permet la psychologie ?
de mieux comprendre et expliquer le psychisme humain
6Quels sont les grands types d’approches psychologiques ?
psychanalytique, cognitive = expérimentale, psychologie du développement, psycho sociale ou psycho du travail, psycho clinique ou psychopathologie
7De quoi dépend une approche psychologique ?
des théories et des méthodes qui lui sont propres, les memes objets etudes utilisent differentes methodes
8Où se situe la psychologie clinique ?
entre les sciences humaines et les sciences expérimentales
9de qui le psychologue clinicien est-il proche ?
du patient malade
10Quel est l’objet du psychologue clinicien ?
la souffrance psychique du sujet
11Combien existe-t-il de formes de psychologie clinique ?
plusieurs formes selon les orientations
12Qu’est-ce que la psychopathologie ?
l’ensemble des connaissances décrivant et expliquant le comportement et les processus psychiques jugés anormaux
13Sur quoi porte la psychopathologie ?
sur l’organisation et la dynamique psychique du sujet
14Quel est le lien entre psychologie clinique et psychopathologie ?
elles partagent le même domaine d’intérêt
elles sont reliées par la psychiatrie
15Qu’est-ce qu’un symptôme en psychopathologie ?
un signes cliniques d’affections mentales permettant d’identifier des formes cliniques de troubles
16Comment sont classifiées les maladies ?
par classifications nosographiques
17Qu’est-ce que la nosographie ?
une classification méthodique des maladies
18Selon les cliniciens, quel est l’enjeu de la psychopathologie ?
elle vise a une compréhension raisonnée de la souffrance psychique, a pour objectif de représenter la nature de celle-ci et les moyens de la soulager
19Qu’est-ce que le normal selon le cours ?
une forme distincte du fonctionnement ordinaire, une absence d’excès dans la normalité, elle est subjective
20De quoi dépend le fonctionnement normal ?
d’une organisation stable du sujet dans une société donnée
21Qu’est-ce que le pathologique ?
un écart ou une rupture dans le fonctionnement ordinaire
22Selon Canguilhem, que signifie “le normal” dans Le normal ou le pathologique ?
la norme est complexe et contextuelle
23Pour Michel Foucault, pourquoi n’y a-t-il pas de norme stricte ?
car les normes renvoient à des représentations trop fermées qui conduisent à qualifier un comportement de pathologique trop sévèrement
24Le normal peut-il être strictement séparé du pathologique ?
non, il n’y a pas de frontière, de séparation, nette
25A quoi répond la normalité comme concept statistique ?
a la loi de Quetelet
26Qu’est ce que la loi de Quetelet ?
la moyenne est défini par la tendance centrale. La courbe donne la probabilité de variation d’une donnée. normalité = ce qui est observé chez la majorité
27Quelles sont ses avantages/inconvenients ?
Plus il y a de déviation, plus il y a d’anormalité = simple a lire, mais risque du caractère arbitraire, confondre norme et moyenne, mise en danger de la créativité et l’originalité
28Que dis Canguihem sur cette norme ?
c’est « la meilleure adaptation d’un organisme à son milieu extérieur », pour lui normal=normalité=régularité
29Alors la maladie psychique serait
Une incapacité à s’adapter à des situations nouvelles, fixation à un ensemble limités de réactions, réduction de la capacité d’adaptation
30A quoi répond la normalité comme concept fonctionelle ?
le vivre ensemble, demande la mise en place des règles de communauté qui permettent une cohabitation pour éviter le conflit. Ce qui dévie est vu comme une forme de transgression
31Qu’est ce que cela provoque ?
theorie de la norme sociale, deisr de se conformer aux comportements des autres pour ne pas être exclu du groupe, naissance d’un consensus social
32A quoi répond la normalité comme norme sociale ?
existance d’un continuum entre santé et maladie, une classification stucturée par deux pôles
33A quoi réponds la normalité comme subjective ?
un individu sain = celui qui tombe malade et se rétablit, il n’y a pas de défénition objective. homme normal = celui capable d’instorer de nouvelles normes pour conserver un équilibre
34Pour Canguihem comment peut-on mesure la gravité d’une maladie ?
« la gravité de la maladie se mesure selon l’importance de cette réduction des possibilités d’adaptation »
35A quoi répond la norme comme idéal ?
le sujet est celui qui détermine la frontière entre le normal et le pathologique
36A quoi cela sert-il ?
permet de redonner une voix subjective, place centrale du vécu du sujet
37A quoi répond la norme comme absence de maladie ?
Normes dépend des critères d’appréciation, santé et maladie
38Qu’est ce que cela provoque ?
des frontières trop rigide, ne permet pas d’évaluer la douleur subjectif, c’est-à-dire le ressenti du sujet
39Que pense Freud du la normalité ?
lors d’un deuil ou de présence de mélancolie, la phase dépressive devient habituel, normale
40Qu’elle est la pathologie de la normalité d’après Winnicott ?
le devloppement d’un faux self, risque de soumission complaisante aux attentes, incapacité de créer de nouveaux shèmes
41Qu’est ce qu’un shème ?
représentation abstraite, intermédiaire entre les phénomènes perçus par les sens et les catégories de l'entendement
42Pour être en bonne santé mentale, que recommande Oscar Wilde ?
« soyez vous-même, les autres sont déjà pris »
43Qu’est-ce que la « folie » selon l’approche historique ?
Une notion qui a évolué selon les époques et les normes sociales
44Comment la folie peut-elle être perçue comme « folie génie » ?
Comme créativité et différence de perception
45Quels exemples illustrent la « folie génie » ?
Galilée et Van Gogh
46Comment la folie peut-elle être perçue comme « folie cruauté » ?
Comme violence extrême et déshumanisation
47Quels personnages représentent la « folie cruauté » ?
Eichmann et Hitler
48Comment définit-on la folie morale ?
Comme une perte de raison et des comportements jugés transgressifs
49Comment était défini le fou autrefois ?
Comme « hors normes » et « hors sens », la folie devient alors un spectre de comportement qualifié d’anormaux
50Quel terme a remplacé progressivement celui de folie ?
Aliénation mentale puis maladie mentale
51Quels troubles remplacent le terme folie en médecine ?
Psychose, démence, délire
52À quel organe était associée la folie ?
Au cerveau
53Comment était considéré le cerveau du fou ?
Comme rempli d’air
54Quelle conséquence cela provoquait-il selon les croyances ?
Une perte de raison
55Pourquoi dit-on que la folie a une dimension morale ?
Parce qu’elle est liée à la transgression des normes
56Comment la folie est-elle souvent définie ?
Par des idées folles, des actions insensées ou un manque de jugement
57Quels comportements caractérisent la folie ?
Pensée excessive, passion démesurée, troubles du comportement
58Quelles valeurs la folie peut-elle prendre ?
Une valeur péjorative ou positive
59Que signifie la valeur négative de la folie ?
Un comportement jugé déraisonnable selon les normes sociales
60Que signifie la valeur positive de la folie ?
Ouverture à d’autres visions des choses
61Pourquoi le terme « folie » disparaît-il en médecine ?
Parce qu’il est trop vague et imprécis
62Par quoi est-il remplacé au XIXe et XXe siècle ?
Par des termes médicaux plus précis, comme maladie mentale, aliénation mentale, délire, déraison
63À quoi s’oppose la folie selon ces définitions ?
À l’équilibre, au jugement et à la raison
64Comment peut se manifester la folie ?
Par la violation des normes sociales, témoigne de la vérité singulière du sujet
65En quelle année survient la loi Esquirol ? en quoi consiste-elle ?
En 1838, elle oblige chaque département à se donner d’un établissement public spécialisé pour recevoir et soigner les aliénés
66Quelle est le danger de ces lieux ?
initialement un lieu de charité, mais deviennent des lieux d’isolement et de traitement inhumain
67 Qu’est-ce que le délire ?
Perte de raison
68 Qu’est-ce que la démence ?
Affaiblissement psychique, progressif et profond
69 Qu’est-ce que la pathologie ?
Ensemble des manifestations d’une maladie et ses effets
70 Qu’est-ce que la psychopathologie ?
Étude scientifique des maladies mentales, cause, symptômes
71 La psychopathologie sert de lien entre ...
La psychologie et la psychiatrie
72 Qu’est-ce que la psychiatrie ?
Discipline médicale ou le fou, cesse d’être un insensé et devient un malade curable
73 Qu’est-ce que la psychose ?
synonyme d’aliénation mentale; désigne la schizophrénie, la paranoïa, et les troubles bipolaires (≠ à la névrose dont les troubles sont encré dans la réalité)
74 Comment est vu la psychologie durant l’Antiquité ?
La folie a deux explications, des causent surnaturelles ou deséquilibres des humeurs
75 Qu’est-ce qu’une cause surnaturelle ?
punition divine après une faute
76 Qu’est-ce que la théorie des humeurs ?
Pour Hippocrate, Galien, Empédocle, la santé réside dans l’équilibre des humeurs; considère que la santé de l’âme comme celle du corps réside dans l’équilibre de ceux-ci; pas de séparation entre le psychisme et le soma
77 Quels sont les humeurs ?
le sang, la flegme, la bille jaune, et la bille noire
78 Comment est perçu la folie au Moyen Âge ?
Il y a deux types de fou: paisible ou furieux
79 Comment sont-ils pris en charge ?
la famille, l’église, ou encore des prêtres, exorcisme, ou pèlerinage
80 Comment sont-ils perçus dans la société ?
Il y a une multiplication des persécutions contre les « fous »; Existence d’une responsabilité collective, ils font partie de la société
81 Qu’est-ce qu’apporte le monde arabe ?
Avicenne, ainsi, sur importance des relations humaines dans la santé mentale et somatique, architecture et cadre de vie comme éléments thérapeutique
82 Quelles sont les solutions à cette époque ?
La chirurgie (trépanation), la pharmacopée (plante) ou l’hygiène de vie (alimentation, sommeil)
83 Comment est perçu la folie à la renaissance ?
il devient des objets de réflexion philosophique, multiplication des établissements dédiés aux fous, l’enfermement reste la méthode principale
84 Que permet Descartes ?
mets en lumière le dualisme corps/esprit, la maladie mentale est perçu comme réelle et non comme une possession
85 Que se passe-t-il au siècle des lumières pour la folie ?
Classificateur, on commence à classer les maladies (nosographie)
86 Y a-t-il une différence dans les traitements ?
Non, ils sont toujours liés à la théorie des humeurs
87 Que se passe-t-il alors au XIXe siècle ?
Le mouvement humaniste conduit peu à peu au réaménagement des lieux de soins
88 Que dit John Connolly ?
il critique la contrainte physique dans les hospices
89Que dit Samuel Tuke ?
Établis le principe de l’open door, liberté de circulation pour les patients
90La psychiatrie naît en France à quelle période ?
Pendant la Révolution française de 1789.
91Quels principes de la Révolution ont bénéficié aux malades mentaux ?
La notion de citoyen, l’autonomie et la liberté de la personne.
92Quel changement majeur introduisent Pinel et Pussin ?
Le fou devient un sujet d’étude et non plus un simple objet.
93Pourquoi Pinel est-il considéré comme le fondateur de la psychiatrie française ?
Parce qu’il dénonce le grand enfermement et introduit le traitement moral.
94Que fait Pinel en 1795 à Bicêtre et à la Salpêtrière ?
Il libère les aliénés de leurs chaînes.
95Qu’est-ce que le traitement moral selon Pinel ?
Prendre en compte la raison intacte, restaurer la dignité et retrouver une autonomie psychique.
96Quel geste important accomplit Pussin ?
Il retire les chaînes aux malades après avoir observé qu’ils restent calmes.
97Quelle est la contribution essentielle d’Esquirol ?
Il organise la psychiatrie française et fait voter la loi du 30 juin 1838.
98Que stipule la loi du 30 juin 1838 ?
Chaque département doit posséder un hôpital spécialisé pour les aliénés.
99Quel terme Esquirol propose-t-il pour remplacer « fou » ?
Aliéné.
100Qui introduit le terme « psychiatrie » ?
Johan Christian Reil.
101Quel principe humaniste défend Reil ?
La maladie mentale est universelle et nécessite des soins humanistes.
102Quelles découvertes stimulent l’essor de la psychiatrie au XIXe siècle ?
La médecine expérimentale, les travaux de Pasteur et la théorie de l’évolution.
103Quelle discipline étudie les liens entre cerveau et comportement au XIXe siècle ?
La psychophysiologie.
104Quel scientifique associe-t-on à la localisation cérébrale du langage ?
Paul Broca.
105Quel est l’apport de Charcot ?
L’étude de l’hystérie et de l’épilepsie, ainsi que son influence sur Freud.
106Qui élabore la première classification moderne des maladies mentales ?
Emil Kraepelin.
107Quel paradoxe caractérise la psychiatrie du XIXe siècle ?
Progrès théoriques importants mais conditions de vie des patients très médiocres.
108Quel mouvement émerge à la fin du XIXe siècle ?
Les psychothérapies.
109Quel événement historique conduit à la désinstitutionnalisation ?
La Seconde Guerre mondiale.
110Qu’est-ce que la psychiatrie de secteur ?
L’organisation des soins autour d’un territoire pour maintenir les patients dans leur milieu de vie.
111Quel médicament marque un tournant thérapeutique après 1952 ?
Les neuroleptiques.
112Que dénonce Lucien Bonnafé ?
L’internement comme une « conduite primitive ».
113Quelle idée centrale ressort du rapport Bonnafé ?
L’enfermement durable fige les patients dans leur maladie.
114Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?
Un ensemble d’activités favorisant la subjectivité, le lien social et la réinsertion.
115Quel est l’objectif principal de la psychothérapie institutionnelle ?
Déplacer l’activité psychique vers autre chose que le mal-être.
116Quelles sont les deux grandes thèses contemporaines sur la maladie mentale ?
La thèse organique et la thèse psychologique/psychopathologique.
117Que postule la thèse organique ?
Les troubles mentaux sont des maladies observables du corps et du comportement.
118Dans quel outil classe-t-on les pathologies selon la thèse organique ?
Le DSM ou la CIM.
119Que postule la thèse psychologique ?
Les troubles proviennent de processus psychiques inconscients et d’une souffrance subjective.
120Comment Ferrand (2007) définit-il la psychopathologie ?
Une compréhension raisonnée de la souffrance psychique.
121Quels sont les objectifs du clinicien selon la psychopathologie ?
Comprendre, soulager et analyser les processus psychiques à l’origine de la souffrance.
122Quelle est la métaphore utilisée pour expliquer les deux modèles ?
La métaphore de l’iceberg.
123Que représente la partie émergée de l’iceberg ?
Les symptômes visibles (modèle médical).
124Que représente la partie immergée de l’iceberg ?
L’inconscient et la dynamique psychique (modèle psychologique).
125Pourquoi les troubles mentaux ont-ils une dimension sociale ?
Parce qu’ils évoluent selon les époques et les cultures.
126Quel exemple illustre l’évolution culturelle des troubles ?
L’hystérie, très répandue au XIXe siècle et rare aujourd’hui.
127Quels aspects doivent être pris en compte en psychopathologie moderne ?
Le biologique, le psychique, le social et le culturel.
128Quels sont les deux grands mouvements en psychopathologie ?
Le modèle médical et le modèle psychodynamique.
129Quel est l’objectif du point de vue médical en psychopathologie ?
Relever les symptômes comme signes cliniques et établir une classification.
130Quel est l’objectif du point de vue clinique en psychopathologie ?
Comprendre la subjectivité et apporter une compréhension raisonnée de la souffrance psychique.
131Que représente l’iceberg en psychopathologie ?
La partie visible correspond aux symptômes observables, la partie immergée aux processus latents psychiques.
132Qui sont les trois fondateurs de l’approche médicaleiologique ?
Kraepelin, Ribot et Janet.
133Selon Ribot, comment comprendre le fonctionnement psychique normal ?
En étudiant la pathologie des fonctions psychiques (méthode pathologique).
134Quelle thèse défend Kraepelin ?
La thèse organiciste : les troubles mentaux ont une origine organique.
135Qu’a créé Kraepelin ?
Une classification des troubles mentaux basée sur des critères étiologiques et cliniques objectifs.
136Quel était l’objectif de la nosographie de Kraepelin ?
Articuler diagnostic et pronostic pour comprendre l’évolution des maladies mentales.
137Sur quoi Pierre Janet insiste-t-il dans l’étude des troubles ?
La nécessité de considérer la personnalité du sujet dans son ensemble.
138En quoi Janet et Freud diffèrent-ils ?
Dans leurs méthodes : Janet privilégie l’expérimentation, Freud l’exploration du psychisme inconscient.
139Que représente le modèle médical en psychopathologie ?
La partie visible des comportements observables.
140Qu’est-ce que la nosographie ?
La description et classification des maladies selon leurs caractères descriptifs.
141Qu’est-ce que la nosologie ?
La logique et la systématique des classifications.
142Qu’est-ce qu’un symptôme ?
Une production du patient perçue par les sens de l’observateur.
143Qu’est-ce qu’un signe ?
Un phénomène apparent permettant d’accéder à des effets cachés.
144Qu’est-ce qu’un syndrome ?
Un ensemble de signes et symptômes caractéristiques d’un trouble particulier.
145Qu’étudie-t-on dans la présentation du sujet ?
Le langage, la mimique, les comportements psychomoteurs, la tenue.
146Qu’est-ce qu’un barrage de pensée ?
Une interruption brutale de la pensée.
147Quels éléments relèvent du comportement quotidien ?
Troubles du sommeil, de l’alimentation, du comportement sexuel.
148Quels sont les comportements sociaux altérés ?
Vie familiale perturbée, troubles de la sociabilité, inadéquation sociale.
149Quels troubles concernent la vigilance ?
Baisse de vigilance et confusion mentale.
150Quels troubles concernent l’orientation ?
Désorientation temporelle, spatiale, situationnelle et personnelle.
151Quels troubles concernent l’attention et la mémoire ?
Troubles de concentration, amnésie, confabulations.
152Quels troubles concernent la perception ?
Illusions, fausses reconnaissances, hallucinations auditives, visuelles, cénesthésiques, etc.
153Quels troubles concernent la conscience de soi ?
Troubles du schéma corporel, dépersonnalisation, étrangeté.
154Quels troubles concernent la pensée ?
Troubles du rythme, incohérence idéo-verbale, idées délirantes.
155Quels sont les principaux systèmes de classification des troubles mentaux ?
DSM, CIM-11, CFTMEA.
156Pourquoi selon Rabeyron ne peut-on pas classer les maladies mentales comme les maladies somatiques ?
Parce que les troubles mentaux ne sont pas objectivables comme les maladies corporelles.
157À quoi sert la CIM-11 selon l’OMS ?
À établir des tendances sanitaires mondiales et fournir un langage commun entre professionnels.
158Pourquoi le DSM est-il critiqué ?
Parce qu’il repose sur un consensus d’experts et reflète une perspective culturelle américaine.
159Pour qui la CFTMEA est-elle utilisée ?
Pour les enfants et adolescents, par les psychiatres d’orientation psychanalytique.
160Que propose le modèle psychodynamique ?
Des repères pour comprendre les éléments latents et inconscients des troubles.
161À quoi correspond la partie immergée de l’iceberg en clinique ?
Aux processus inconscients non observables directement.
162Quelle épistémologie différencie modèle médical et modèle psychodynamique ?
Le modèle médical est empirico-scientifique, le psychodynamique est herméneutique et interprétatif.
163Quels sont les facteurs pré et périnataux dans le modèle médical ?
Facteurs génétiques, intra-utérins, périnatals.
164Qu’est-ce qu’un facteur de vulnérabilité ?
Un élément de l’enfance/socialisation qui augmente le risque de trouble.
165Qu’est-ce qu’un facteur déclenchant ?
Un événement qui survient juste avant l’apparition du trouble.
166Que caractérise un facteur de maintien ?
Il prolonge ou stabilise le trouble dans le temps.
167Qu’est-ce que le modèle d’effet principal ?
Le développement dépend de la constitution et du milieu.
168Qu’est-ce que le modèle d’interaction ?
Le trouble résulte de multiples facteurs indépendants agissant ensemble.
169Qu’est-ce que le modèle transactionnel ?
Des causes en interdépendance permanente avec l’individu produisent le trouble.
170Quels types de relations causales existent en psychopathologie ?
Causale en chaîne, en sommation, de substitution.
171Sur quoi s’appuie le modèle psychodynamique de Bergeret ?
Sur la compréhension des éléments latents et inconscients de la pathologie mentale.
172Qui est Jean Bergeret ?
Un médecin psychiatre et psychanalyste français né en 1923 et mort en 2016.
173Quel événement interrompt les études de Bergeret ?
La Seconde Guerre mondiale.
174Avec qui Bergeret découvre-t-il la psychanalyse ?
Avec Henry Foisin à Rabat.
175Quel groupe Bergeret fonde-t-il en 1957 ?
Le groupe lyonnais de la société psychanalytique de Paris.
176Quel est le thème de la thèse de Bergeret ?
Le normal et le pathologique, sous la direction d’Anzieu.
177Quel ouvrage majeur écrit Bergeret ?
« Psychologie, pathologie », portant sur les structures.
178Avec quels travaux Bergeret est-il associé ?
Les travaux sur les états limites.
179Autour de quel concept Bergeret construit-il sa théorie ?
La violence fondamentale, liée à l’instinct de survie.
180Selon Freud, qu’ont en commun les personnes saines et névrotiques ?
Une personnalité organisée autour du complexe d’Œdipe.
181Qu’est-ce qui distingue les psychotiques et les états limites selon Freud et Bergeret ?
Ils ne s’organisent pas autour de l’Œdipe.
182Qu’est-ce que la normalité selon Bergeret ?
La capacité à gérer ses conflits profonds, s’adapter au monde et prendre plaisir à vivre.
183Pourquoi une personne peut-elle être « normale » malgré ses conflits internes ?
Parce que ses difficultés ne dépassent pas ses capacités d’adaptation.
184Comment Bergeret décrit-il la structure psychique ?
Comme l’organisation profonde et fondamentale de la personnalité.
185Comment Bergeret illustre-t-il la structure psychique ?
Par l’image d’un cristal dont les fissures révèlent la structure interne.
186Qu’est-ce que le caractère selon Bergeret ?
L’expression extérieure observable de la structure.
187Qu’est-ce que la personnalité selon Bergeret ?
L’organisation dynamique des aspects psychiques et physiologiques selon une structure.
188Qu’est-ce que la symptomatologie pour Bergeret ?
Le fonctionnement morbide d’une structure décompensée.
189Qu’est-ce que la décompensation ?
La perte d’équilibre entre facteurs internes et externes de conflit.
190Quels sont les trois grands types structuraux selon Bergeret ?
Névrose, psychose et état limite.
191Quel est l’indicateur majeur des structures névrotiques ?
L’angoisse de castration.
192Quel est le mécanisme de défense principal dans la névrose ?
Le refoulement.
193Quels types de conflits caractérisent la névrose ?
Des conflits que le Moi ne parvient pas à élaborer.
194Quel échec caractérise la structure psychotique ?
L’échec de la construction œdipienne.
195Quelles angoisses dominent dans la psychose ?
Des angoisses archaïques et intenses.
196Quels mécanismes de défense dominent dans la psychose ?
Le déni, le clivage et l’expulsion des conflits.
197Comment les conflits apparaissent-ils chez le psychotique ?
Sous forme d’hallucinations ou de délires.
198Quel est le mécanisme de défense principal des états limites ?
Le clivage.
199Quelle angoisse domine dans les états limites ?
L’angoisse de perte.
200Comment se présente l’Œdipe dans les états limites ?
Sous forme d’une triade narcissique (fort/faible, grand/petit).
201Comment l’autre est-il perçu dans l’état limite ?
Comme un appui narcissique.
202Qu’est-ce que l’angoisse selon Bergeret ?
Une expérience normale signalant un travail psychique ou une rencontre avec une situation difficile.
203Qu’est-ce que la relation d’objet selon Freud ?
Le lien entre une pulsion et l’objet qui permet sa satisfaction.
204Quel exemple illustre la relation d’objet ?
Le sein comme objet de la pulsion de nourrissage chez le bébé.
205Qu’est-ce qu’un mécanisme de défense ?
Une stratégie psychique pour maintenir l’équilibre interne et gérer l’angoisse.
206Quel est l’enjeu principal du modèle de Bergeret ?
Le diagnostic fondé sur la structure identitaire, et non uniquement sur les symptômes.
207Quels sont les trois indicateurs pour repérer une structure ?
La nature de l’angoisse, le mode de relation d’objet et les mécanismes de défense.
208Pourquoi la prise en charge doit-elle être basée sur la structure ?
Parce que les symptômes seuls ne suffisent pas à comprendre le fonctionnement profond du sujet.
209Qu’est-ce que la personnalité en psychologie clinique ?
Un ensemble de caractéristiques affectives, cognitives et relationnelles stables qui définissent l’identité d’un individu.
210Qui ont défini la personnalité comme structurale ?
Freud et Bergeret.
211Comment Freud conçoit-il la dynamique de la personnalité ?
Comme des instances psychiques en conflit pouvant s’opposer entre elles.
212Qu’est-ce que l’économie psychique selon Freud ?
L’équilibre et la circulation d’énergies psychiques quantifiables.
213Qu’est-ce que représente le refoulé originel ?
Un contenu inconscient qui s’enrichit au fil des expériences de l’enfant.
214Comment sont décrites les personnalités pathologiques ?
Comme des états permanents présentant une déviation quantitative des traits de personnalité « normale ».
215Pourquoi les personnalités pathologiques tiennent-elles souvent sans décompensation ?
Parce qu’elles possèdent des modes d’organisation et de défense suffisants.
216Quel est le risque lorsque les mécanismes de défense deviennent inefficaces ?
La décompensation.
217Quel est le trait principal de la personnalité histrionique ?
La décharge émotionnelle spectaculaire.
218Quels traits caractérisent la personnalité obsessionnelle-compulsive ?
Ordre, propreté, perfectionnisme, rigidité, peu de place pour l’affect.
219Qu’est-ce qui définit le trouble anxieux généralisé ?
Anticipation négative, insécurité permanente, labilité émotionnelle, irritabilité.
220Quel est le trait principal de la personnalité schizoïde ?
La froideur affective et la difficulté à nouer des relations.
221Quels traits caractérisent la personnalité paranoïaque ?
Méfiance, susceptibilité, agressivité, hypertrophie du moi.
222Comment se manifeste la personnalité sensitive ?
Hypersensibilité, hyperémotivité, scrupulosité, insatisfaction.
223Quels traits définissent la personnalité narcissique ?
Surestimation de soi, besoin d’admiration, manque d’empathie, arrogance.
224Quel risque de décompensation existe dans la personnalité narcissique ?
Une dépression.
225Qu’est-ce que le développement libidinal ?
L’évolution de la personnalité selon des stades liés aux trois instances psychiques.
226Quels sont les stades freudiens du développement ?
Oral, anal, phallique, latence, génital.
227Quelle zone est érogène au stade oral ?
La zone buccale et le carrefour aérodigestif.
228Quel est l’objet du désir au stade oral ?
Le sein maternel ou son substitut.
229Qu’apprend l’enfant au stade anal ?
La maîtrise des sphincters et la propreté.
230Quelle découverte se fait au stade phallique ?
La différence anatomique entre les sexes.
231Quel rôle joue le complexe d’Œdipe ?
Il organise la structuration de la personnalité et l’affectivité.
232Que se passe-t-il au stade de latence ?
Une période de repos, de refoulement et de consolidation.
233Comment se définit le stade génital ?
Comme une crise à la puberté où l’enfant cherche un objet d’amour hors du cadre familial.
234Qu’est-ce qu’une pulsion ?
Une force biologique inconsciente issue du corps qui pousse à une conduite pour réduire une tension.
235Quelles sont les trois composantes de la pulsion ?
La source, le but et l’objet.
236Qu’est-ce qu’une représentation ?
Le contenu concret d’un acte de pensée, reproduction d’une perception antérieure.
237Qu’est-ce que l’affect ?
L’expression qualitative de la quantité d’énergie pulsionnelle.
238Qu’est-ce qu’un mécanisme de défense ?
Une stratégie adaptative inconsciente du Moi permettant de maintenir l’équilibre interne.
239Quel principe guide l’action des mécanismes de défense ?
Le principe de constance.
240Quel lien existe-t-il entre mouvement interne et principe de plaisir ?
Le mouvement interne vise la satisfaction selon le principe de plaisir.
241Quel rôle jouent les mécanismes de défense dans le psychisme ?
Un rôle de régulation psychique.
242Que se passe-t-il si les mécanismes de défense sont insuffisants ou inadéquats ?
Des symptômes ou comportements perturbés apparaissent.
243Pourquoi Jean Bergeret insiste-t-il sur l’aspect positif des défenses ?
Parce qu’elles permettent d’adapter le sujet à la réalité environnante.
244Pourquoi ne sommes-nous généralement pas conscients de nos défenses ?
Parce qu’elles sont des moyens psychologiques inconscients.
245Combien de mécanismes de défense Serban Ionescu recense-t-il ?
Au moins 29 mécanismes de défense.
246À quoi sert le repérage des mécanismes de défense ?
À comprendre la dynamique psychique d’un individu.
247Quel est le lien entre angoisse et mécanismes de défense ?
Les défenses protègent des angoisses sous-jacentes.
248Que reflète la cohabitation du Moi, du Ça et du Surmoi ?
Un conflit psychique permanent et des aménagements constants.
249Pourquoi l’angoisse est-elle un phénomène complexe ?
Parce qu’elle est un signal lié aux émotions et au travail psychique.
250Qu’est-ce que l’agrippement ?
Un comportement archaïque consistant à s’accrocher compulsivement à un objet ou une personne.
251Contre quelle angoisse lutte l’agrippement ?
L’angoisse de désintégration ou de néantisation.
252Qu’est-ce que le démantèlement ?
La focalisation sur un élément sensoriel pour éviter une expérience subjective pénible.
253À quoi est lié le démantèlement ?
À une modalité sensorielle particulière.
254Qu’est-ce que le clivage du Moi ?
La division du Moi en deux parties : l’une en contact avec la réalité, l’autre tournée vers une néo-réalité interne.
255Dans quel type de trouble retrouve-t-on souvent le clivage ?
Les troubles dissociatifs de l’identité.
256Qu’est-ce que l’identification projective ?
Le fait de projeter un contenu mental intolérable dans un objet.
257Qui a théorisé l’identification projective ?
Mélanie Klein.
258Qu’est-ce que l’idéalisation ?
L’amplification exagérée des qualités d’un objet pour le protéger des pulsions destructrices.
259Dans quels troubles l’idéalisation est-elle fréquente ?
La schizophrénie et la paranoïa.
260Qu’est-ce que le mépris de l’objet ?
La dépréciation ou l’anéantissement de l’objet pour éviter l’angoisse liée à sa perte.
261Qu’est-ce que le déni ?
Le refus inconscient d’une partie de la réalité perçue comme source d’angoisse.
262En quoi le déni diffère-t-il de la dénégation ?
Le déni abolit la perception elle-même, contrairement à la dénégation.
263Qu’est-ce que la régression ?
Le retour à un stade plus précoce du développement libidinal face à un conflit.
264Qu’est-ce que le refoulement ?
Un mécanisme par lequel le sujet repousse dans l’inconscient des représentations inacceptables.
265Pourquoi le refoulement est-il efficace contre l’angoisse ?
Parce qu’il maintient les pulsions inacceptables hors du champ conscient.
266Quels phénomènes illustrent le retour du refoulé ?
Les rêves, les lapsus et les actes manqués.
267Qu’est-ce que le déplacement ?
Le transfert d’une charge affective d’un objet inacceptable vers un objet substitutif moins menaçant.
268Quel exemple illustre le déplacement ?
La phobie, où un objet neutre devient le support d’une peur déplacée.
269Comment le déplacement peut-il apparaître après un deuil ?
Par une absence d’émotion immédiate suivie d’un bouleversement décalé.
270Qu’est-ce que l’isolation affective ?
La séparation d’une pensée ou d’un souvenir de sa charge émotionnelle.
271Quel exemple montre l’isolation affective ?
Le récit d’une scène traumatique racontée sans émotion.
272Qu’est-ce que la formation réactionnelle ?
La production d’un comportement opposé à un désir refoulé.
273Quel exemple illustre la formation réactionnelle ?
Une extrême amabilité dissimulant une agressivité.
274Qu’est-ce que la dénégation ?
L’expression d’un désir refoulé tout en niant qu’il appartient au sujet.
275Quel exemple illustre la dénégation ?
« Je ne l’aime plus mais… »
276À quoi sert la dénégation ?
À tolérer des représentations interdites tout en les maintenant comme extérieures au sujet.
277Qu’est-ce que le titre de psychologue en France ?
Un titre protégé par la loi depuis 1985.
278Que doivent faire les psychologues après leur diplôme ?
Enregistrer leur diplôme auprès de l’ARS pour obtenir un numéro RPPS.
279Quelles formations complémentaires peut suivre un psychologue après le master ?
Des DU, DIU ou un doctorat.
280Qu’est-ce que la supervision pour un psychologue ?
L’accompagnement par un clinicien expérimenté en individuel ou en groupe.
281Pourquoi la pratique clinique est-elle un lieu essentiel de formation ?
Parce qu’elle confronte le psychologue aux diverses formes de souffrance psychique.
282Que dit le préambule du code de déontologie ?
Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable.
283À qui s’adresse le code de déontologie des psychologues ?
À tous les psychologues, quel que soit leur champ d’activité.
284Quel est l’objectif principal du code de déontologie ?
Protéger le public et les psychologues contre les pratiques abusives.
285Qu’est-ce que le consentement éclairé ?
L’obligation d’expliquer le cadre au patient et d’obtenir son accord.
286Qu’est-ce que le secret professionnel ?
L’obligation de ne rien divulguer sauf en cas de danger imminent pour la personne.
287Qu’est-ce que le principe de compétence ?
Le psychologue doit avoir des bases théoriques rigoureuses et reconnaître ses limites.
288Pourquoi le psychologue doit-il se former en continu ?
Pour maintenir ses compétences et actualiser ses connaissances.
289Qu’est-ce que la responsabilité et l’indépendance du psychologue ?
Il assume ses décisions et demeure autonome dans ses choix professionnels.
290Que signifie l’honnêteté du psychologue ?
Il ne détourne pas la psychologie à des fins personnelles et respecte la loi.
291Pourquoi la position du psychologue est-elle asymétrique ?
Parce qu’il détient un savoir et un rôle d’aide vis-à-vis du patient.
292Quels sont les domaines d’intervention du psychologue ?
L’évaluation, le diagnostic, la psychothérapie, la formation et l’enseignement.
293Avec quels publics le psychologue peut-il travailler ?
Adultes, enfants, nourrissons, personnes âgées et populations variées.